Depuis 2015, l’Association de Promotion de la ligne ferroviaire Morlaix/Saint-Pol-de-Léon/Roscoff (APMR), œuvre pour la réhabilitation de cette ligne de 28,2 km dont 2,6 km en commun avec Paris/Brest et fermée depuis 2018 suite à des intempéries. Cette ligne traverse 2 communautés de Communes : Morlaix Communauté et Haut Léon Communauté. Des travaux succincts auraient permis la poursuite de son fonctionnement. Les inondations ont servi de prétexte pour mettre un point final à cette ligne.
L’APMR veut la sauver pour l’avenir de ce territoire. Cela est possible en se référant aux exemples aboutis de sauvetage de petites lignes régionales. Sauvetages réussis grâce à une volonté commune des élus locaux, de la Région, du Département, de SNCF Réseau et de l’État permettant ainsi de financer les travaux. Des oppositions au renouveau de la ligne ferroviaire s’expriment et nous y répondons :
- Il ne s’agit pas d’une dépense mais d’un investissement pour les 40 à 50 années à venir. Si rien n’est fait, on assistera à un manque d’attractivité.
- Les coûts de la réhabilitation sont critiqués sans évoquer en parallèle les avantages économiques pour le territoire.
- Le coût net devrait être de l’ordre de 53,2 M €, contre celui annoncé de 76 M € qui comporte 30 % d’impondérables.
- Le potentiel de l’étude 2018, 230 000 voyages/an est remis en cause. D’autres lignes bretonnes ont été réhabilitées avec un potentiel moindre. La saison touristique influe bien entendu sur ce comptage.
La ligne traverse des territoires peuplés (Haut Léon Communauté 128,3 hab./km², Morlaix Communauté 96,3 hab./km²). Elle dessert cinq hauts lieux touristiques du Nord Finistère : Morlaix, Saint-Pol-de-Léon, Roscoff ainsi que Carantec et l’Île de Batz.
- Le car ne peut pas remplacer le train. Tout transfert sur route est ressenti par l’usager comme une forte dégradation de la qualité du Transport Public.
- Ce n’est pas une voie verte ni la récupération de l’emprise ferroviaire en gare de Roscoff qui répondront au potentiel de cette ligne.
Le Comité de Pilotage du 17 septembre 2024, a sauvé l’essentiel : ne pas déclasser la ligne et s’opposer à la réalisation d’une voie verte. Il est grand temps de déverrouiller le scepticisme, motivant le refus de réhabiliter cette ligne au nom de l’intérêt général et de l’urgence de décarbonation.
Soyons certains, qu’avec le succès du TER (+ 54 % de 2019 à 2024 entre Brest et Morlaix), une fois réouverte, cette ligne participera à la prospérité du territoire. Pour l’APMR la sauver, contribue à favoriser un cercle vertueux pour le territoire en liaison avec les relations avec les îles britanniques et l’Espagne par la Brittany Ferries.







