Tous les trains touristiques ont pris cher à cause de la canicule qui a frappé quasiment la France entière dès le mois d’avril.
À titre d’exemple, les exploitants de trains à vapeur ont dû remplacer leurs antiques machines par des locomotives diesel ou électriques selon le cas de figure.
Au Chemin de fer de la baie de Somme (CFBS), par exemple, « après plusieurs départs de feu à partir du 9 juillet, la sous-préfecture nous a demandé quelles mesures nous allions prendre et nous avons décidé de remplacer la traction vapeur par la traction diesel, car en raison des conditions météorologiques persistantes, la situation allait encore se dégrader », témoignait Maurice Testu, président de l’association, sur Facebook.
« La sécurité prime avant toute chose », renchérit Line Brunner, directrice générale du CFBS.
La Vapeur du Trieux en Bretagne (dès juin), le Train des Mouettes de Trains & Traction en Charente-Maritime (diesel uniquement) et la Transvap dans la Sarthe ont fait partie des trains touristiques également pénalisés par cette situation hors du commun.
S’adapter aux aléas car la sécurité prime avant tout
Ces réseaux ont donc dû changer leur fusil d’épaule et faire une croix sur la traction vapeur jusqu’à nouvel ordre – un bilan sera établi après l’été avec l’Unecto, la fédération nationale des trains touristiques.
« Sage décision que d’arrêter la vapeur », a commenté un internaute, tandis qu’un autre soulignait que, de manière générale, en toute saison, « les fumeurs doivent respecter l’interdiction de fumer à bord des trains car le vent disperse les mégots qui, eux, entraînent la production de flammèches. Et là, c’est le départ de feu assuré ! »
« Sage décision que d’arrêter la traction vapeur », commente encore un autre.
« L’autre avantage est d’éviter d’exposer les personnels intervenant à bord des trains – mécaniciens, chauffeurs, chef de bord… – à des chaleurs excessives, voire insupportables dans de nombreux cas. »
Pour l’anecdote, après la Seconde Guerre mondiale, dans les zones à risque dans le sud de la France, les trains étaient principalement remorqués par des locomotives de type 141R à la chauffe au fuel lourd.
« Cela éliminait les risques d’incendie, notamment entre Marseille et les frontières italiennes et espagnoles », explique un autre connaisseur sur Facebook







