Une goutte d’eau dans l’océan de drames de la Shoah. Mais comme on peut le lire dans le Talmud : « Quiconque sauve une vie, sauve l’humanité tout entière »… À Malines, entre Bruxelles et Anvers (deux villes qui regroupent 90 % de la communauté juive du pays), trois jeunes étudiants prennent en 1943 tous les risques afin d’attaquer un convoi de déportation et de libérer les prisonniers entassés à l’intérieur.
Dans la rubrique Histoire inattendue du magazine d’Arte Invitation au voyage, Veerle Vanden Daelen, historienne au Mémorial de la Caserne Dossin à Malines, revient sur ce fait de résistance particulièrement audacieux.
Témoins des nombreuses exactions de l’occupant nazi, des rafles, puis de la déportation, les résistants belges se mobilisent. Les membres du CDJ, le Comité de défense juif, un réseau de résistance, projettent de s’attaquer aux trains de déportation. Mais, n’ayant pas l’habitude de ce genre d’opération, ils proposent à d’autres réseaux de résistants de mener cette action. Jugé trop complexe par les différentes organisations, le projet d’attaque est délaissé.
Trois amis – Youra Livchitz, Jean Franklemon et Robert Maistriau – refusent d’abandonner les déportés à leur sort. Ils ne seront donc que trois à s’élancer à l’assaut du 20e convoi de déportation des Juifs de Belgique.
L’attaque est programmée dans la nuit du 19 avril 1943. Au moment de passer à l’action, les déconvenues s’enchaînent. Les déportés ne voyagent plus à bord de voitures de troisième classe, mais à bord de wagons, plus difficiles à ouvrir, et surtout de nombreux soldats allemands accompagnent le convoi. Mais les trois hommes parviennent en partie à accomplir leur mission et libèrent plusieurs prisonniers…
Invitation au voyage – En Belgique, un train et trois héros. ARTE France, Éléphant Doc (2026).







