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En Normandie, les trésors ferroviaires du Pacific Vapeur Club

En Normandie, les trésors ferroviaires du Pacific Vapeur Club

10 avril 2025
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Par : La rédaction

A Sotteville-lès-Rouen, lors des Journées du patrimoine, le Pacific Vapeur Club a attiré plusieurs centaines de personnes venues découvrir les activités de l’association normande. Entre autres la préservation et la remise en service de matériel roulant ancien ainsi que des voyages thématiques en train historique.

Avec près de six cents visiteurs accueillis lors des journées du patrimoine sur son site de Sotteville-lès-Rouen, les bénévoles de l’association Pacific Vapeur Club (PVC) ont vu leurs efforts récompensés. « Nous avions élaboré un programme très varié afin d’attirer le plus de monde possible : la visite de notre atelier et de nos trains historiques, des baptêmes de conduite de locomotive, des conférences, des séances de projection de films dans notre voiture cinéma, plusieurs expositions », raconte Julie Rachet, cheminote (elle est agent Mouvement à Sotteville), secrétaire adjointe et responsable Communication du PVC. « En plus de la satisfaction d’une bonne fréquentation, ce qui est déjà réjouissant, nous sommes heureux d’avoir accueilli, outre des connaisseurs, un nouveau public qui ne nous connaissait pas : beaucoup de jeunes, beaucoup de familles venues avec enfants. De plus, les gens ont voulu profiter de toutes les animations sans zapper. Ils ont pris le temps de tout visiter, de se balader sur le site… »

La Princesse de 1922

L’attraction majeure a été la Decapod 150 P 13 de 1949 (lire LVDR n° 3981). Cette locomotive à vapeur trônait dans la cour Buddicom du PVC, s’offrant au regard des visiteurs qui ont pu l’approcher de près et l’admirer dans les moindres détails. On pouvait même monter dans la cabine de conduite, ce que n’ont pas manqué de faire de nom- breux visiteurs, dont des parents avec leurs jeunes enfants. Autre trésor patrimonial à découvrir, à l’abri dans l’atelier, la 231 G 558 de 1922 que le PVC prépare pour la faire rouler de nouveau. Cette Pacific (qui a donné son nom à l’associa- tion née en 1983) a été classée monument historique en 1984.

C’est l’une des deux dernières Pacific en état de fonctionnement actuellement en France. La machine, surnommée la Princesse, a dû être dotée d’une chaudière neuve, un chantier coûteux (plusieurs centaines de milliers d’euros). L’association ne disposant pas de l’intégralité des fonds nécessaires, une souscription avait donc été ouverte sur le site de la Fondation du patrimoine en 2020, permettant de récolter près de 250 000 €. La visite de l’atelier 231, guidée par les bénévoles ou libre selon le souhait de chacun, a obtenu un grand succès. « On pouvait aussi faire son baptême de conduite sur une de nos machines diesel », ajoute Frédéric Polbos, président du PVC. Grand succès également le dimanche pour le Studio 2 Mississippi, un studio de photo ambulant spécialisé dans les techniques de photographie ancienne.

Pour cette animation inédite et exclusive, Hans et Vincent proposaient de tirer le portrait des visiteurs (et des membres du PVC qui le souhaitaient !) avec leurs appareils du XIXe siècle. « Les photos étaient développées sur place à l’atelier, en 20 minutes environ, et les modèles d’un jour repartaient tout heureux avec leur cliché », raconte Julie Rachet. Un peu plus loin, grâce au Photobooth, sorte de Photomaton nu- mérique, on pouvait enfiler la tenue emblématique d’un mécanicien ou d’un chauffeur de locomotive à vapeur et se faire photographier devant un décor créé pour l’occasion.

La voiture cinéma et la voiture discothèque

A bord de la voiture disco- thèque du PVC, une expo- sition de photographie présentait “Sotteville au fil du temps”. Tandis qu’à l’ex- térieur, l’association Rails & Histoire avait installé l’exposition intitulée “Les femmes et le train”. La voiture postale, elle, accueillait “Le Rouen imaginaire”, une sélection des œuvres originales de l’architecte Patrice Pusateri de la Fondation du patri- moine, « un univers artistique unique, mêlant réalité et imaginaire ». Dans la voiture Spéciale Conférences Cinéma (SCC) qui appartient à Patrimoine SNCF (une vraie salle de cinéma sur rails, avec des sièges recou- verts de tissu et un grand écran !), plusieurs projections et animations étaient proposées : le samedi, une conférence de l’historien Laurent Thévenet sur la naissance de l’action sociale dans les compagnies de chemin de fer de l’entre-deux-guerres. Le lendemain, ce fut la diffusion du documentaire Espace Dame Seule, un voyage en train de nuit, en présence de la réalisatrice Cécile Laffon (lire LVDR n° 4008, Culture Rail), ainsi que des vidéos présentant la Pacific en ligne et les autres matériels historiques du PVC. « Nous avions volontairement choisi des films de format court, 20 minutes maximum. Toutes ces animations ont fait un carton ! Il y a eu du monde en permanence », se félicite Julie Rachet.

Le 16 novembre prochain, destination Dieppe !

Deux semaines plus tôt, le PVC présentait ses activités au Carrefour des associations qui se tenait à Sotteville (l’association tenait un second stand à Saint-Etienne-du-Rouvray). « Le public est arrivé très tôt et notre stand a eu beaucoup de succès. Nous avons enregistré plusieurs adhésions ainsi que des inscriptions pour nos deux trains thématiques à venir : Lille pour la Grande Braderie le 14 septembre (traction élec- trique) et Dieppe le 16 novembre pour la Fête du hareng et de la coquille », indique Julie Rachet. « Nous avons fait la promotion de nos activités, cela a suscité beaucoup d’intérêt auprès du public. Ça a été une très belle journée ! » Comme l’an dernier, le PVC partageait son stand avec des représentants de Compartiment 7 Cie, « une troupe qui joue des spec- tacles de cabaret à bord de certains de nos trains, dans la voiture cabaret qui fait partie de notre rame. » Ne manquez pas le prochain voyage !

Contact : Pacific Vapeur Club, 171 rue Vincent Auriol, 76300 Sotteville-lès- Rouen. Tél. : 02 35 72 30 55.
Train Fête du Hareng et de la Coquille (train spécial en traction diesel, destination Dieppe), le 16 novembre. Renseignements et réservations : 02 35 72 30 55. pvc.reservations@orange.fr



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La gare de Reims.

La gare de Reims. © S. Delziani

JEP 2026. 165 événements pour découvrir les coulisses de la SNCF

17 septembre 2026
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Par : Samuel DELZIANI

A l’occasion des Journées européennes du patrimoine (JEP), les événements programmés par la SNCF s’organisent autour des thèmes « Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer » et « Patrimoine de la photographie ».

Comme tous les ans, les Journées européennes du patrimoine (JEP) constituent un moment fort de la rentrée. Pendant deux jours – cette année le 19 et le 20 septembre –, les amateurs de patrimoine et les curieux peuvent investir des lieux dont l’accès leur est habituellement interdit. Cette 43e édition s’articule autour de deux thèmes. Le premier, « Patrimoine de la photographie », s’inscrit dans le cadre du 200e anniversaire de l’invention de la photographie. Le second étant « Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer ».

Du côté de la SNCF, ce ne sont pas moins de 165 événements qui sont organisés cette année. Pour la première fois, le groupe lève le voile sur ses fonds photographiques historiques, un ensemble impressionnant de plus de 500 000 clichés, 30 000 plaques de verre et 25 000 cartes postales. Plusieurs gares accueilleront à ce titre des expositions inédites labellisées par le ministère de la Culture. Le Service des Archives et de la Documentation de la SNCF (SARDO), qui gère le plus important fonds d’archives d’entreprise en France avec 120 kilomètres linéaires de documents, ouvrira ses deux centres au public. Au Mans, le Centre national des archives historiques proposera de nombreuses animations autour du riche patrimoine photographique de l’entreprise. À Béziers, le Centre des archives du personnel invitera à plonger dans l’histoire des métiers cheminots. À Vénissieux, une exposition retracera 180 ans de mémoire industrielle à travers les Ateliers d’Oullins et le technicentre local. Des expositions consacrées aux débuts de la photographie seront également visibles dans plusieurs grandes gares : Paris Gare de Lyon, Valence TGV, Avignon TGV et Marseille Saint-Charles.

Le public pourra découvrir l’envers du décor de plusieurs gares protégées au titre des Monuments historiques. À Marseille Saint-Charles, une visite commentée reviendra sur 130 ans d’histoire de ce monument qui accueille 25 millions de voyageurs par an. À Paris Gare de Lyon, les artisans en charge de la restauration de la façade historique – dont les travaux s’achèveront en 2027 – partageront leur précieux savoir-faire lors d’ateliers participatifs. Paris Gare de l’Est proposera de son côté une projection en plein air sur son parvis, à l’occasion des 30 ans du premier film de la saga Mission Impossible. D’autres gares patrimoniales ouvriront également leurs portes : Metz, Reims, Strasbourg, Saint-Quentin, Brest, Dinan, Toulouse-Matabiau, Nîmes, Mulhouse, Troyes, Nancy ou encore Charleville-Mézières. Plusieurs sites industriels ouvriront pour la première fois, à l’image du technicentre du Havre, installation ultramoderne inaugurée en novembre 2024. Les technicentres d’Hellemmes, Rennes et Vénissieux permettront eux aussi une immersion dans les métiers de la maintenance.

Des dizaines de postes d’aiguillage – Paris Bercy, Besançon, Chartres, Vierzon, Dol-de-Bretagne, Rennes – feront découvrir le métier d’agent de circulation, tandis que l’établissement industriel voie de Saulon-la-Chapelle montrera la production de rails soudés de 432 mètres. Les centres organisationnels de Paris Montparnasse, Nancy (qui célèbre cette année ses 170 ans) et Toulouse dévoileront enfin le quotidien des équipes qui gèrent, 24 heures sur 24, les aléas de la circulation ferroviaire. En gare de Reims, vous pourrez prendre les commandes d’un simulateur de conduite de train, explorer une cabine de conduite ou encore découvrir le fonctionnement d’un poste d’aiguillage. Le patrimoine ferroviaire se découvre aussi en mouvement. Sur la ligne de la Côte bleue, entre Marseille et Miramas, un guide-conférencier emmènera les visiteurs à travers gares, viaducs, ponts et tunnels aménagés depuis 1915. Et pour ceux qui désirent remonter aux origines du chemin de fer français, l’association « Les Amis du Vieux Bouthéon » proposera une promenade commentée sur le tracé de la toute première ligne de chemin de fer du pays, ouverte en 1828 entre Saint-Étienne et Andrézieux.

Plus de 38 associations membres de l’UNECTO proposeront des visites de dépôts, d’ateliers et des circulations en trains anciens – notamment entre Chambéry et Lyon, Reims et Charleville, ou encore Clermont et Murat, l’occasion de déguster les célèbres cornets de Murat.

Pour participer à l’un de ces événements, vous devez souvent vous inscrire. Les inscriptions aux visites organisées par la SNCF sont ouvertes à partir du mercredi 3 septembre 2026 à 12h sur https://patrimoine.sncf.com/.



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