Arte diffuse ce dimanche matin un documentaire qui nous emmène en Asie centrale à travers des paysages désertiques et des cités millénaires. Au départ du quai n° 1 de la gare centrale de Tachkent, la capitale, nous montons à bord de l’Express de la soie. Ce train traverse l’Ouzbékistan d’est en ouest.
À bord de la cabine de conduite, nous rencontrons le conducteur du train, Akmalkhdja Yuldashev, qui s’apprête à partir pour un voyage de vingt heures en direction de la mer d’Aral.
Le cheminot est passionné par son métier, « hérité » de son père, également conducteur de train à l’époque soviétique.
Le train s’en va d’abord vers Samarcande, la deuxième ville du pays. Nous rencontrons, dans la cité mythique, deux jumelles, Fatima et Zukhjra, qui ont intégré les rangs de la police touristique et qui se prêtent volontiers aux séances de photos des nombreux visiteurs venus admirer l’incroyable patrimoine architectural de la cité millénaire.
À bord du train, le temps est long. Non climatisé, il y fait chaud l’été, froid l’hiver. Chaque voyageur tente d’occuper son temps en dormant ou en discutant avec ses voisins.
Bientôt, nous arrivons à la prochaine étape : Boukhara. Nous y rencontrons les tout derniers membres d’une des plus anciennes communautés juives du monde, installée ici au VIe siècle avant notre ère.
Le convoi arrive à son terminus, sur les rives de la mer d’Aral, autrefois l’un des plus grands lacs du monde, s’étendant sur quelque 66 000 km². À partir des années 1960, l’URSS a détourné massivement les deux fleuves qui l’alimentaient pour irriguer des cultures de coton. Le résultat fut catastrophique : la mer a perdu plus de 90 % de son volume, laissant place à un désert de sel et de sable parsemé d’épaves de bateaux rouillés.
Dimanche 17 mai à 9h30 sur Arte.
L’Ouzbékistan à bord de l’Express de la soie de Michael Höft. Allemagne. (2021)







