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Grande-Bretagne. La première gare de Leeds refait surface

Grande-Bretagne. La première gare de Leeds refait surface

19 janvier 2025
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Par : La rédaction

Des archéologues ont mis au jour des vestiges de la gare de Marsh Lane, la toute première gare ferroviaire à desservir la ville de Leeds. Mise en service, il y a 190 ans l’ancienne gare a accompagné le développement de la ville du nord de l’Angleterre pendant la révolution industrielle. Ces vestiges ont été révélés lors de fouilles récemment menées dans le centre-ville par les chercheurs de CFA Archaeology, une société spécialisée dans les diagnostics archéologiques. Ils ont découvert des forges et des fondations enfouies depuis longtemps. Cette gare géorgienne était desservie par la ligne de chemin de fer de Leeds à Selby qui reliait autrefois Marsh Lane et une gare sur la rivière Ouse du Yorkshire, à Selby.

Le tout premier train à quitter la gare de Marsh Lane est parti vers le matin du 22 septembre 1834. De cette première gare, les historiens ne possèdent que peu d’informations. En l’absence de dessins ou de photographies, ils ignorent notamment son vrai visage. Les archéologues ont ainsi été surpris de découvrir que la gare avait été construite sur deux niveaux ! Les archéologues ont également mis au jour les restes d’un atelier en forme de U où aurait été stockées, entretenues et réparées les locomotives assurant la traction sur la ligne. Ils sont également tombés sur un puits de 15 mètres de profondeur creusé afin d’alimenter en eau l’infrastructure.

Dans le but de préserver une part importante de l’histoire des transports de la ville et de la présenter au public, les conservateurs du musée industriel de la ville ont sécurisé certaines de ces découvertes pour qu’elles puissent rejoindre les collections de l’institution culturelle. Le musée abrite désormais les restes de l’un des énormes piliers en fonte de la gare, qui soutenait autrefois le toit. Les impressionnantes colonnes de fer servaient également de tuyaux de descente des eaux de pluie. Le musée préserve également deux énormes traverses en pierre, utilisées pour sécuriser les voies dans les années précédant l’utilisation des traverses en bois



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Par : Samuel DELZIANI

L’émission d’Arte Invitation au voyage rediffuse ce mardi un reportage consacré à une ligne de chemin de fer mythique de la Côte bleue. À l’ouest de Marseille, cette infrastructure ferroviaire offre un voyage à travers les calanques, un trajet d’un peu plus de 30 km effectués en 1 heure 15. Pas moins de 18 viaducs et 23 tunnels se succèdent pour franchir le relief accidenté de la côte qui s’étend de l’Estaque à la Couronne. La ligne de Miramas à l’Estaque, dont la construction a été supervisée par l’ingénieur du PLM Paul Séjourné, s’acheva en 1915 après plus de huit ans de travaux. Les voies sont littéralement accrochées au massif de l’Estaque, un relief qui protège la côte des violences du mistral.

Ce chantier exceptionnel aura mobilisé jusqu’à cinq mille cheminots. Ces anciens paysans pauvres reconvertis prennent tous les risques pour construire cette infrastructure complexe. C’est par la mer ou à pied que les matériaux de construction sont acheminés. Les ouvriers travaillent 12 heures par jour dans le plus grand dénuement. Parmi les ouvrages d’art de la ligne, le pont tournant de Caronte est célèbre. Les travaux débutent en 1908 et ne seront achevés qu’en 1915. Les piles en maçonneries ont été réalisées par des ouvriers travaillant dans des caissons immergés à une vingtaine de mètres sous l’eau. Au contact de l’air, la vase a relâché des gaz toxiques, provoquant des mouvements de grèves de la part des ouvriers « tubistes ».

Bientôt, ils se révoltent. Une antenne de la CGT est officiellement créée. La grève est lancée. Georges Clémenceau, le ministre de l’Intérieur de l’époque, entend mâter les cheminots et en 1911 s’abat une répression féroce. Mais, les travailleurs tiennent et le syndicalisme s’établit définitivement dans la région. Miramas devient « Miramas la rouge »…

S.D.

A revoir sur Arte.fr : . Invitation au voyage – En Provence, le train bleu des luttes et de l’évasion
ARTE France, Éléphant Doc. (2024)



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