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Passionné d’histoire locale, Rudi Molleman a écrit deux livres sur les premiers tacots du Périgord.

Passionné d’histoire locale, Rudi Molleman a écrit deux livres sur les premiers tacots du Périgord. © Bernard Chubilleau

Histoire. A la recherche des Tacots perdus

18 mai 2026
- -
Par : Bernard CHUBILLEAU

A la fin du XVIIIe siècle, le chemin de fer fait son apparition dans le Périgord. Mais ce progrès industriel se caractérise par une hétérogénéité de compagnies et de matériels roulants. Rudi Molleman, habitant de la Dordogne, raconte cette histoire dans deux livres.

Connaissez-vous Payzac ? Ce petit village de Dordogne possède encore trois gares construites pour le premier chemin de fer en Périgord. Appelé « Tacots » par les habitants, ces petits trains ruraux à vapeur roulaient à 20 km/h en moyenne. Le sujet a éveillé la curiosité de Rudi Molleman, habitant de Payzac et passionné d’histoire locale. Il a donc décidé de creuser le sujet. « A la fin du XIXe et au début du XXe siècle, les compagnies de chemin de fer construisent chacune leurs lignes avec leurs propres gares sans que celles-ci soient forcément connectées entre elles », explique-t-il. « Le territoire de Payzac est très étendu. De ce fait, les stations sont placées à différents endroits suivant les besoins : une au bourg reliant les villages voisins comme Lanouaille, Savignac-Lédrier et autres, une consacrée aux zones agricoles et une dernière aux zones industrielles. »

La place Francheville à Périgueux, où se trouvait autrefois la gare des Chemins de fer départementaux (CFD). Elle cessa son activité avec la fermeture des lignes des Tacots en 1949 et fut convertie en gare routière, avant d’être démolie en 2005 pour laisser place à un cinéma multiplexe.

La place Francheville à Périgueux, où se trouvait autrefois la gare des Chemins de fer départementaux (CFD). Elle cessa son activité avec la fermeture des lignes
des Tacots en 1949 et fut convertie en gare routière, avant d’être démolie en 2005 pour laisser place à un cinéma multiplexe. © Coll. Rudi Molleman

Des lignes de chemin de fer construites à l’économie

Au fil de ses recherches, Rudi Molleman découvre que les tacots circulaient essentiellement sur des lignes à voie métrique aménagées sur les routes praticables, et parfois à travers les champs et forêts.

Puis, de la lecture d’anciennes cartes postales aux visites des archives départementales, l’idée d’écrire un livre sur l’histoire de ces 300 kilomètres de rails fait son chemin. Rudi recueille de nombreux témoignages et documents auprès d’anciens. Cette histoire moderne le fascine.

Le 8 juin 1878, un rapport ministériel est rendu public : l’objectif majeur du plan Freycinet est de « donner accès au chemin de fer à tous les Français » de façon à favoriser le développement économique du pays et à désenclaver les régions reculées. « Il est officialisé par la loi n° 8168 du 17 juillet 1879… mais sur le terrain, c’est une autre histoire ! » En Dordogne, avec le soutien du conseil général, les lignes de tramways sont construites au moins cher : pas de tunnel, pas de pont ni autres ouvrages d’art.

Malheureusement, les deux compagnies – le Chemin de fer du Périgord et le Tramway de la Dordogne – n’ont jamais réussi à s’entendre sur la gestion des lignes, ni sur un prix unique du billet ni sur le matériel. La première utilisait des locomotives Blanc-Misseron, tandis que la seconde préférait les machines Pinguely. Tout cela devenait très compliqué pour les clients, qu’ils soient voyageurs ou transporteurs de fret. Parfois, il leur fallait changer de gare pour atteindre leur destination finale. Dans ce cas-là, le fret devait être déchargé pour être rechargé dans le train suivant, ce qui entraînait un coût élevé.

Traction électrique pour la Haute-Vienne contre charbon pour le Périgord

Autre complication, les tramways de Haute-Vienne auxquels la Dordogne voulait se rattacher étaient électrifiés, tandis que ceux du Périgord utilisaient le charbon.

Et c’est sans compter sur la rapidité de la révolution industrielle : « Le temps du Tramway ou Tacot en Dordogne est très court : soixante-deux ans seulement », explique Rudi. La première ligne, construite en 1887, reliait Périgueux à Excideuil et la dernière à avoir été fermée est celle de Périgueux – Brantôme – Saint-Pardoux-la Rivière en 1949. En matière de transports, tout a évolué très vite. « En 1887, le vélo n’existait pas encore. Le premier réseau de bus, principal concurrent du train, a vu le jour en 1920. En 1949, l’automobile était omniprésente. Pourtant, cet héritage ferroviaire oublié a changé la vie des Périgourdins et marqué leur histoire. Il a permis au département de développer son commerce partout et de rapprocher les gens, ceux des villes souhaitant découvrir la campagne et vice versa », conclut Rudi Molleman.

Beaucoup de lignes ont été déposées entre 1930 et 1950. Aujourd’hui, il ne reste que quelques gares, devenues pour certaines des propriétés privées. Et des tracés de lignes utilisés comme pistes cyclables, chemins de randonnées pédestres ou simplement voies vertes.

Pour se procurer les deux livres de Rudi Molleman, Un Tramway nommé Tacot (25 €) et Quand le rail traverse le Périgord (25 €), contacter les Éditions Perce-Oreille au 06 48 58 76 08 ou contact@perceoreille.fr



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