Arte rediffuse ce mardi un documentaire qui emmène le téléspectateur dans un périple ferroviaire passant par trois pays de l’est de l’Afrique: la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe. Le train emprunte essentiellement la ligne de chemin de fer de plus de 1860 km qui relie la Tanzanie à la Zambie. Le « Tazara », anciennement baptisé Tanzam, relie deux fois par semaine Dar es-Salaam à Kapiri Mposhi. Ce chemin de fer Tanzanie-Zambie (Tazara Railroad en anglais) a été construit dans les années 1970 par la Tanzania-Zambia Railway Authority, grâce au soutien de la Chine populaire.
Mais c’est à bord d’un train exceptionnel que nous parcourons la ligne, un train qui ne l’emprunte que deux fois par an et dont le coût du billet est inabordable pour la plupart des habitants de la région.
Le « Pride of Africa » est un train de luxe exploité par Rovos Rail, une compagnie privée sud-africaine. Créé à la fin des années 1980 par Rohan Vos, un entrepreneur qui a racheté et restauré des locomotives à vapeur et des voitures pour faire revivre l’âge d’or du rail colonial, ce train propose des circuits de luxe, véritables safaris ferroviaires, proposés en Afrique du Sud et dans les pays voisins.
Cette croisière ferroviaire, qui nous conduit de l’océan Indien aux chutes Victoria, circule sur les voies ferrées de trois pays: la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe. Le point de départ a lieu à Dar es-Salaam, le centre économique du pays et le plus grand carrefour commercial de la côte est de l’Afrique. Nous découvrons le port surpeuplé à 5 h du matin. Nous débutons notre visite de la ville par le marché au poisson, où nous rencontrons un pêcheur qui nous explique toute l’importance de ce secteur d’activité dans le pays. Bientôt, nous découvrons le train à bord duquel nous allons voyager dans le plus grand des conforts. Certaines voitures, construites dans les années 1920, ont été soigneusement restaurées.
La première étape de ce voyage se situe non loin de la petite gare de Kisaki. Nous nous rendons dans le parc national Nyerere, l’une des plus grandes zones protégées de la planète. Un guide local, qui présente la richesse du parc aux touristes du monde entier depuis plus de 20 ans, nous explique les dangers qui pèsent sur la biodiversité dans la région. Toujours émerveillé par le spectacle de la nature, le guide sert également de vigie en faisant remonter ses observations sur le terrain aux rangers, qui assurent la protection du parc.
De retour à bord du train de luxe, nous serpentons dans un relief escarpé qui a nécessité la construction de 23 tunnels et de nombreux viaducs. Pour ces cheminots, il faut parvenir à dompter l’infrastructure vieillissante. La vitesse est considérablement réduite sur de nombreux tronçons, obligeant le convoi à circuler de nuit. Un véritable défi pour le conducteur, que nous rencontrons dans sa cabine, concentré sur la voie ferrée qui surgit dans la nuit à travers le faisceau des phares. Le danger peut surgir à tout moment… Le conducteur doit être constamment sur ses gardes: éléphants, girafes et autres animaux sauvages traversent régulièrement les voies. Le train, long de quelque 500 mètres, met forcément un certain temps pour s’arrêter!
À bord du train, nous rencontrons deux étudiants sud-africains qui assurent le service à bord de la magnifique voiture-restaurant afin de financer leurs études.
Enfin, un nuage de brume annonce le point d’orgue de ce voyage : les impressionnantes chutes Victoria. Une gare dessert la petite cité qui s’est développée à côté du site touristique. Nous rencontrons sur place un pilote d’hélicoptère qui offre la possibilité de survoler les plus grandes chutes d’eau d’Afrique!
Mardi 28 juillet à 16 h 35 sur Arte. Un train au cœur des merveilles africaines de Greta Rose. HR/ARTE, Timeline Film & TV. Allemagne. (2025)







