Juillet 1944
La France est libérée
Les trains peuvent circuler
En parallèle du débarquement allié, la remise en marche du réseau ferré français s’est faite pour accompagner l’avancée des troupes vers l’est. Le chemin de fer français a ainsi vécu sa libération, avec la remise en marche d’engins SNCF, et l’arrivée de matériels anglais et américains.
La première machine « libre » remise en chauffe sur le sol français est la 140 A 575. Elle a été trouvée à Cherbourg par les Américains, parmi une cinquantaine de locomotives, dont une douzaine de 140 ex-US Army de la Première Guerre mondiale, 11 voitures voyageurs et 1 384 wagons. Symboliquement, c’est donc une machine américaine qui est choisie pour être remise en chauffe avec l’aide de cheminots français. Cette 140 A 575, a été construite par Alco aux États-Unis en 1918. Suit immédiatement après la 030 C 828 de 1882, bien française pour sa part, et qui va servir aux manoeuvres de déchargement des matériels arrivant par bateau.
En moins de cinq semaines après la reprise de Cherbourg, les installations portuaires et ferroviaires sont remises en état, au moins suffisamment pour permettre le déchargement des locomotives depuis les bateaux de transport. Parallèlement, les cheminots français aident les Américains à remettre en marche les machines récupérées à Cherbourg. Le 29 juillet, le dépôt dispose de 12 machines de ligne, dont la 141 C 168, première machine de ligne remise en chauffe en France libre le 1er juillet, et 11 machines de manoeuvres. La remise en chauffe de cette 141 C est épique : les grues à eau sont à terre, et les Américains doivent brancher un tuyau sur un robinet du foyer des mécaniciens pour remplir le tender ! Le premier train est mis au départ de Cherbourg en direction de Carentan le 12 juillet 1944, après une marche de reconnaissance le 11, avec une locomotive tractant un fourgon et deux voitures « Saucisson ».
Le 22 juillet, le premier train de transport de troupes est envoyé en ligne. Le 4 août, c’est








