Le droit de retrait de conducteurs entraînant la suppression de nombreux trains suite à un accident de TER à un passage à niveau a relancé le débat autour de l’équipement agent seul. Ce mouvement montre aussi l’étendue du malaise à la SNCF.
Après la surprise provoquée par le droit de retrait de conducteurs de la SNCF entraînant à partir du 18 octobre de nombreuses suppressions de trains un peu partout en France, la situation redevenait peu à peu normale à partir du 21 octobre. Des difficultés persistaient toutefois encore le 22 octobre dans l’ex-région Champagne-Ardenne et en Centre-Val de Loire où on comptait en moyenne trois TER sur cinq selon la SNCF.
Un accident entre un TER et un poids lourd à l’origine du mouvement
Rappelons que des agents avaient pris la décision de cesser le travail suite à un accident survenu le 16 octobre dans les Ardennes, lorsqu’un TER a percuté un convoi coincé à un passage à niveau, faisant trois blessés légers, dont le conducteur du train légèrement atteint à la jambe, seul agent à bord. Le droit de retrait invoqué et qui s’est propagé très rapidement un peu partout en France – une situation inédite selon la SNCF – se justifiait, selon les grévistes, par le fait que l’agent était seul et ne pouvait assurer sa sécurité et celle des passagers. En cause : l’EAS (l’équipement agent seul, un dispositif existant depuis 30 ans en Île-de-France, un peu moins en région et seulement si le matériel roulant s’y prête), un dispositif contesté depuis des années par les organisations syndicales mais auquel la SNCF ne veut pas renoncer (pour en savoir plus sur l’EAS, lire cet article)







