Construite aux Etats-Unis en 1946, la 141 R 420 de l’association Train à vapeur d’Auvergne est l’une des 1340 locomotives à vapeur commandées par la SNCF après la Seconde Guerre mondiale. Il fallait alors remettre en mouvement le réseau ferré français dévasté par le conflit. Mise au repos en 2016, ce symbole fort de l’après-guerre est en révision. Un appel aux dons est lancé afin de contribuer au financement de cette vaste opération.
Elle a parcouru des milliers de kilomètres, soufflé sa fumée sur des générations de voyageurs, traversé les décennies. Aujourd’hui, la 141 R 420, une antique locomotive à vapeur, a été mise au repos et dort dans un atelier du Puy-de-Dôme à Clermont-Ferrand depuis 2016… mais elle lâchera bientôt de nouveau ses volutes de fumée. En effet, depuis quelques mois, l’association Train à vapeur d’Auvergne a entamé la grande révision, « une opération indispensable pour une mise aux normes de circulation actuelles et pour diagnostiquer le plus grand nombre de pièces afin d’établir un planning des travaux ultérieurs », explique Henri Barbier, président.
Recours à des spécialistes loin de l’Auvergne
Le dernier levage de la loco date des années 1980. « Là, nous avons entrepris de démonter la grille du foyer de la chaudière et établi le diagnostic du foyer. La locomotive est équipée de 3500 entretoises ! On sait déjà qu’une bonne centaine d’entre elles sont à remplacer. » Et de préciser, pour les néophytes, que « les entretoises servent à maintenir l’écartement des parois du foyer et à assurer la rigidité de l’ensemble. » Concernant les autres opérations de révision, les auxiliaires (pompes, réservoirs, injecteur d’eau, soupapes de sécurité…), ont été envoyés chez une entreprise spécialisée, à l’autre bout de la France, pour être rénovés. C’est ainsi que la pompe à air et la pompe « à eau chaude » ont rejoint le Haut-Rhin.
La plaque de la 141 R 420. © Train à vapeur d’Auvergne
Quant aux organes de roulement du tender, ils doivent être contrôlés dans un atelier spécialisé, une opération qui doit s’achever, si possible, avant la fin de l’année 2026. « Chacun de ces gestes nous rapproche un peu plus du jour où la 141 R 420 fera de nouveau vibrer les rails auvergnats… et pas que ! Notre but est de la faire rouler lors de circulations spéciales sur le réseau national », avertit Henri Barbier.
Le chantier, immense, se compte en années : des centaines de pièces sont à inspecter une à une, à l’aide de savoir-faire rares qui doivent être mobilisés. « Mais le chantier avance et surtout, grâce à celles et ceux qui croient en cette aventure. Vous voulez suivre chaque étape du chantier, des ateliers jusqu’au jour du grand retour sur les rails ? Abonnez-vous à notre newsletter et partagez cette publication autour de vous, avec chaque nouvelle personne qui rejoint l’aventure. Et si vous voulez aller plus loin, un don, même modeste, fait une vraie différence pour redonner vie à ce morceau de patrimoine ferroviaire français, né en Amérique. »
En effet, la locomotive a fourni, comme nombre de ses comparses, une aide massive aux pays d’Europe de l’Ouest, dont la France, dont les trains avaient été dévastés par la guerre.
Contacts : Train à vapeur d’Auvergne, 139 avenue Jean Mermoz, 63100 Clermont-Ferrand. Tél. : 09 84 39 14 72, 07 83 22 42 58. www.trainvapeur-auvergne.com
Fondation du patrimoine : www.fondation-patrimoine.org/les-projets/locomotive-a-vapeur-clermont-ferrand/60726/faire-un-don






