• 141 R  dépôt vapeur

    Le 12 mai 1960, une 141 R se dirige vers la sortie du dépôt vapeur en passant devant le local de l’aiguilleur. À cette date, Nice-Saint-Roch dispose de 47 141 R, effectif porté à 56 en 1963, puis progressivement réduit suite à l’avancée de l’électrification. Le 1er mars 1968, le dépôt fermera ses portes à la traction vapeur et deviendra dépôt-relais ; la rotonde, partiellement démolie en 1967, le sera totalement en 1969. (L. Pilloux - Photorail - SNCF©)

  • Nice-Saint-Roch depot vapeur 1960

    Vue aérienne des installations de Nice-Saint-Roch, le 12 mai 1960. De bas en haut et de gauche à droite : le chantier voyageurs avec une rame du Mistral, le parc découvert, l’atelier de levage, la rotonde, les voies principales de la ligne Nice - Breil et le faisceau à marchandises. (L. Pilloux - Photorail - SNCF©)

  • Depot vapeur Nevers

    Nevers est l’un des plus importants dépôts vapeur encore en activité à la fin des années 1960. Au 31 mai 1967, son effectif est de 129 locomotives (10 241 P et 119 141 R) auxquelles s’ajoutent huit BB 63000. Les tenders sont chargés au moyen d’une installation spéciale comprenant quatre trémies alimentées par une grue électrique sur portique et qui enregistrent, par un système de bascule, le poids du combustible délivré. Juin 1967. (O. Perrelle - Photorail - SNCF©)

  • 141 R grenoble

    Le trois-quarts arrière crée une saisissante vue du fameux passage à niveau du cours Berriat, au sud de la gare de Grenoble. Chaque passage de train bloque le centre-ville et cette 141 R ne déroge pas à la règle. Les piétons ont déjà passé la barrière pour gagner quelques secondes et on imagine l’impatience des conducteurs des fourgonnettes Citroën 2 CV, Peugeot D 3 A et Renault Estafette ! Février 1961. (O. Perrelle - Photorail - SNCF©).

  • 4 CV, un Peugeot D 3 A et une 2 CV

    Vu à la bifurcation des lignes de Veynes et Chambéry, depuis le pont du boulevard du Maréchal-Foch, l’X 2452 assure un TA Grenoble - Chambéry. Une 4 CV, un Peugeot D 3 A et une 2 CV forment une circulation routière paisible. Le long de la ligne, les travaux préparatoires à la mise en estacade ont commencé. Mise en service en octobre 1964, elle permettra de supprimer quatre passages à niveau du centre-ville. (Borgé - Photorail - SNCF©).

  • Wagon restaurant 1960

    En salle, presque toutes les tables sont occupées. Pour certains, c’est l’heure du café que le serveur apporte dans la vaisselle aux armes de la CIWL. Il arbore six chevrons sur sa veste, ce qui correspond à 30 ans d’ancienneté. On peut apprécier la salle fumeurs, une évidence à l’époque, ainsi que sa décoration sobre. Parmi les publicités, l’oiseau Kodacolor fait la promotion de la photo en couleurs. Février 1965. (O. Perrelle - Photorail - SNCF©).

Sur le vif – Les années 1960

7 juillet 2016
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Par : André Victoir

Suspendues entre monde ancien et modernité, les années 60 offrent un instant unique pour les amateurs de chemins de fer. Avec la cohabitation de matériels de tous âges proposant une diversité inédite et qui ne reviendra plus par la suite. Paul-Henri Bellot et Gérard Chambard nous restituent cette époque bénie dans le XXVIIIe opus de la collection Images de trains.

Sur le vif séduit. Ce livre réunit ce qui d’ordinaire demeure séparé. Technique et poésie. On le pressent dès la couverture : c’est un livre monde. Il rassemble et réconcilie. Il s’agit de rendre compte du chemin de fer des années 60. De sa diversité et de sa spécificité, uniques dans le déroulement de l’histoire du rail. Non seulement de l’évoquer, mais de le rendre présent dans son intégralité. Avec le recul, il se confirme aujourd’hui qu’à ce moment-là quelque chose de gigantesque se produisit. Sous l’effet du renouvellement technique, le visage du rail se mit à changer, de plus en plus vite, de plus en plus radicalement… Dans tous les domaines, de la traction à la signalisation, des gares aux ouvrages d’art, de la politique commerciale à la gestion : ce changement n’avait rien de superficiel ni d’anodin. Il était structurel, conquérant, définitif… Les contemporains pensaient assister à la reconstruction d’un réseau mis à mal par la guerre… Ils avaient aussi conscience d’être portés par le progrès scientifique et technique avec son lot, bienvenu, d’améliorations. Ils en étaient fiers. Et heureux de la multiplication des scènes ferroviaires qu’ils avaient sous les yeux.

Avec cette cohabitation impensable aujourd’hui des matériels de plusieurs générations successives, de processus et de procédures hétéroclites dans tous les domaines, hérités du temps des Compagnies avec leurs variantes à l’infini… Les amateurs du train ont vécu les années 60 comme si elles allaient de soi. Comme une éternité. Nous savons aujourd’hui qu’elles étaient un bref moment d’équilibre entre ce que nous léguait le passé et ce futur, notre présent d’aujourd’hui, qui se mettait discrètement en place. Ledit progrès se construisait activement derrière la façade d’un monde pacifique, apparemment identique dans ses mentalités, ses comportements, ses références et la continuité d’une vie quotidienne inchangée… L’éparpillement ferroviaire vagabondant jusque-là dans une France encore largement rurale, innervée d’une multitude d’activités industrielles s’ajoutant à l’agriculture, fut progressivement mis à mal par la puissance de l’intégration technique, normative et administrative. Mais cette évolution inéluctable pouvait presque passer inaperçue. Pour un temps. Et aujourd’hui, le temps d’avant a disparu. Chacun des contemporains de cette transformation en fit son miel à sa façon. Beaucoup furent sensibles au chant du cygne de la traction vapeur. Ils ciblèrent les locomotives.

D’autres se centrèrent sur les wagons et les voitures, ou encore les gares et les signaux, les triages et les dépôts… Gérard Chambard et Paul-Henri Bellot rassemblent les morceaux et reconstituent dans leur livre l’atmosphère particulière d’un moment unique, inoubliable pour ceux qui ont la chance de l’avoir vécu… Et inestimable pour les plus jeunes, qui le perçoivent comme une époque mythique. Nous allons donc pouvoir apprécier de belles photos, inédites, faisant revivre cette époque éphémère si attachante dans une suite de tableaux d’un charme certain… Ce qui ne pourra que satisfaire notre penchant nostalgique pour tous ces disparus, déjà oubliés pour beaucoup, qui constituaient la trame du quotidien des trains. Mais ce n’est pas tout : ces images de pellicules ne vous sont pas livrées sans mode d’emploi. Elles sont accompagnées de légendes très riches, qui mettent les différents éléments de chaque cliché en situation avec une minutie étonnante : leur précision et leur clarté redonnent vie à la photo, nous faisant passer en douceur de l’immobilité au mouvement. Le passé s’éveille soudain, s’étire lentement et nous sourit comme un personnage sortant d’une sieste reposante et reprenant avec bonne humeur son labeur quotidien. Ainsi, le lecteur voit renaître, sortant du fond du temps, locomotives et gares, voyageurs et cheminots sur les quais, gardes-barrières et passages à niveau, grues à vapeur dans les dépôts… Dans le réel sublime des légendes et des photos.

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Vapeur - autorail - Livre 1960



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