Arte diffuse cette semaine les quatre épisodes de sa série documentaire inédite Les rails de minuit. Ces quatre voyages le long des voies ferrées du continent européen sont autant d’occasions de rencontrer des personnages étonnants ou attachants, qui travaillent à bord des trains ou vivent non loin des rails.
Le premier épisode nous emmène à bord d’un train de nuit de la compagnie Snälltåget (une filiale du Français Transdev), de Berlin à Stockholm. À Berlin, nous rencontrons une scientifique qui étudie le comportement des animaux nocturnes en milieu urbain.
Entre le Danemark et la Suède, le pont mixte de l’Öresund, complété par le tunnel de Drogden, relie les deux pays. L’ouvrage d’art constitue l’un des plus longs tabliers suspendus par haubans du monde (490 m). Sa construction a nécessité quatre années de travaux. Depuis, il est devenu un maillon essentiel des transports régionaux.
Nous découvrons alors la Suède et ses paysages fleuris. Nous sommes le 21 juin et les Suédois célèbrent le solstice d’été et le retour de la lumière. Puis le train longe la mer Baltique jusqu’à la gare centrale de Stockholm.
Le second voyage nous conduit de Budapest, en Hongrie, à Zurich, en Suisse. Le départ s’effectue dans la belle gare de Budapest Nyugati à 20 h 40. Avec sa façade conçue par les ateliers Eiffel, la gare de Budapest Nyugati Pályaudvar, littéralement « la gare de l’Ouest », est l’une des trois grandes gares de la ville. Les voyageurs s’apprêtent à passer 10 h à bord du train parcourant 800 km à travers cinq pays.
Parmi les voyageurs présents, une « coach du sommeil » explique pourquoi le train de nuit est idéal pour attirer le marchand de sable. Nous rencontrons également une cheffe de bord qui apprécie particulièrement l’ambiance de ces trains qui arpentent l’Europe : « J’ai déjà travaillé à bord de trains de jour et j’ai pu constater que c’est beaucoup plus agréable et calme de travailler à bord de train de nuit. » Le troisième périple nocturne est un voyage au long cours qui nous emmène
à bord d’un train unique en son genre. Il relie en 38 heures l’Autriche à la Turquie, de Villach à Edirne, à bord d’un convoi l’Optima Express, un train autocouchette périodique qui depuis plus de 40 ans transporte les travailleurs « invités » turcs qui rentrent l’été au pays, parfois accompagnés de leur animal de compagnie.
Le train traverse la Slovénie, la Croatie, la Serbie et la Bulgarie avant d’atteindre son terminus en Turquie. Après un passage sur un glacier des Alpes slovènes qui subit violemment les effets du réchauffement climatique, nous nous rendons également dans le village croate de Cigoc où se sont établies de nombreuses cigognes.
En Bulgarie, ce sont les ours qui sont au centre de toutes les attentions. À Belitsa, on offre aux ours « dansant » une retraite bien méritée après des années de sévices et d’exploitation. Dans ce refuge créé il y a 25 ans, des bénévoles tentent de soigner ces animaux traumatisés.
Enfin, l’ultime épisode nous transporte en Norvège, avec le trajet d’Oslo à Trondheim.
Parti de la gare d’Oslo à 23 h, ce train de nuit circule pourtant essentiellement de jour ! Dans ces contrées septentrionales, l’été laisse peu de place à la nuit…
Nous découvrons également les montagnes du Dovrefjell et puisque le train côtoie de très nombreuses rivières, nous suivons deux kayakistes qui se mesurent aux rapides de la région. Dans ce dernier épisode, nous rencontrons également un randonneur particulièrement motivé… Il a parcouru à pied les 5 700 km de voies ferrées du réseau norvégien !
S.D.
Lundi 23 février à partir de 15 h 50 sur Arte. Rails de minuit – De Berlin à Stockholm, puis De Budapest à Zurich. Mardi 24 février à partir de 15 h 50. Rails de minuit – De Villach à Edirne, puis D’Oslo à Trondheim. RBB/ARTE, Molle und Korn, Jyoti Film, Amour Fou, Revelation 04 Media. (2026)







