Le musée de Bourgoin-Jallieu propose une , de l’architecture ferroviaire et du paysage. Baptisée A toute vapeur! Du rail à la toile, elle se déroule jusqu’au 14 février 2026.
L’exposition temporaire « A toute vapeur! Du rail à la toile » s’est ouverte le 30 août dernier au musée de Bourgoin-Jallieu, une institution culturelle installée au cœur de la ville, dans l’ancienne chapelle des Antonins (XVIᵉ siècle) et dans l’Hôtel-Dieu (XVIIIᵉ siècle). Elle explore, jusqu’au 14 février 2026, la représentation du train dans l’art et la culture et la .
L’exposition s’organise en quatre parties distinctes : , « Un train peut en cacher un autre », « Terminus! L’écosystème architectural ferroviaire » et enfin « Histoire ferroviaire de Bourgoin-Jallieu ». Plusieurs œuvres saisissent des scènes ferroviaires classiques, comme l’arrivée d’un train en gare ou traversant un paysage bucolique. Des photographies et des cartes postales permettent de se replonger dans un monde ferroviaire disparu et de nombreux objets sont présentés au public.
La première partie démontre comment les artistes se sont approprié la modernité du rail comme un nouveau motif. Dans le courant du XIXᵉ siècle, l’avènement du chemin de fer a bouleversé le regard des peintres. De Caillebotte à Dali, en passant par Monet, Van Gogh, De Chirico, tous se sont confrontés à cette innovation technique qui a changé la face du monde. En bouleversant notre rapport à l’espace et au temps, le chemin de fer apporte son lot d’expériences et de sensations nouvelles. Au fur et à mesure que le réseau ferré se développe, le paysage change.
Les ouvrages d’art deviennent les monuments de l’ère industrielle. L’édification du chemin de fer induit une « mise au pas » de la nature. On efface les vallées, on perce les montagnes. Voies ferrées, viaducs, tunnels, mais aussi gares et dépôts: un nouveau paysage naît du rail. Peintres, poètes ou encore photographes font du chemin de fer un nouveau sujet, une source d’inspiration intarissable. La locomotive devient symbole.
Le rail, c’est également la promesse d’un ailleurs. C’est avec lui que naît réellement . D’abord réservé à une élite, le voyage, rapidement, se démocratise. Bientôt, les compagnies ferroviaires font appel à des artistes de renom pour réaliser des affiches vantant le charme des destinations qu’elles desservent, à l’instar du de Géo Dorival, préservé à la Fondation Renaud à Lyon.
Une visite de la deuxième section de l’exposition offre l’occasion notamment d’admirer deux œuvres « ferroviaires » préservées dans les collections du musée, deux huiles sur toile: « Locomotive dans la nuit » du peintre lyonnais Louis Beysson (1856-1912) et « Le passage à niveau » du peintre paysagiste William Didier-Pouget (1864-1959).
L’avènement du chemin de fer moderne soulève des espoirs nouveaux (mais également quelques craintes). Outil central de la révolution industrielle triomphante, il effraie également ceux qui doutent des vertus du progrès. Le train bouleverse tout… jusqu’au temps qui passe!
Dans l’ultime section de l’exposition, le visiteur découvre la riche . L’agglomération était desservie par deux réseaux : A Bourgoin, celui de la compagnie des Chemins de Fer du Dauphiné (CFD) qui sera reprise par la compagnie PLM – Paris-Lyon-Méditerranée – et à Jallieu le CFEL – Chemin de fer de l’Est de Lyon. La ligne Lyon-Bourgoin est inaugurée en 1858 et la CFEL est née en 1878. En 1942, la desserte de Jallieu est définitivement fermée. Les amateurs d’archéologie ferroviaire peuvent toujours admirer quelques vestiges de cette ligne entre Crémieu et Bourgoin-Jallieu.
L’année 2025 marque une nouvelle étape dans l’histoire ferroviaire de la ville avec les de Bourgoin-Jallieu.
En marge de l’exposition de nombreux évènements sont organisés. Conférences, visites commentées à destination de différents publics, au public. Vous pouvez par exemple rencontrer Nicolas Novel-Catin, mécanicien vapeur passionné de chemins de fer, – qui a prêté au musée plusieurs objets issus de sa collection – autour du . Dans un autre genre…
Afin de clôturer l’événement, les élèves du conservatoire Hector-Berlioz CAPI joueront le 14 février à 18 h dans l’enceinte du musée « Correspondances », un concert opérant la des élèves. Un véritable voyage musical dans l’univers du chemin de fer et du voyage.
Depuis la gare SNCF de Bourgoin-Jallieu, il suffit de marcher une dizaine de minutes pour rejoindre le musée.
Samuel DELZIANI
Infos pratiques: A toute vapeur! Du rail à la toile jusqu’au 14 février 2026. Musée de Bourgoin-Jallieu. 17, rue Victor Hugo. 38300 Bourgoin-Jallieu. https://musee.bourgoinjallieu.fr Tarif: 5 euros. Gratuité pour les – de 18 ans et les étudiants de – de 25 ans.






