Henri Duch (à g.) a présenté son projet Trains de VI(ES) à Laurent Gauze (à dr.), président de la Chambre de commerce et d’industrie Pyrénées-Orientales.
Même hors saison, le train peut contribuer à dynamiser l’activité touristique d’un territoire habituellement fréquenté seulement l’été. C’est ce que promeut le projet Trains de VI(ES) imaginé par Henri Duch pour les Pyrénées-Orientales.
Le Train du Pays Cathare et du Fenouillèdes, surnommé le Train Rouge, est un train touristique qui circule dans les Pyrénées-Orientales. Henri Duch l’a inclus dans son projet de revalorisation du train dans le département.
Imaginer le train autrement et revaloriser les lignes de chemin de fer dans les Pyrénées-Orientales : tel est l’objectif de Trains de VI(ES), le projet imaginé par Henri Duch pour ce département. « La voiture monopolise les déplacements », déplore-t-il. « Le train doit être facilement accessible et les habitants doivent pouvoir rejoindre les gares sans être obligés d’utiliser leur voiture. Il est aussi utile aux touristes, essentiellement présents à la belle saison. Mais pas seulement. Le territoire est en effet une destination intéressante même en dehors de la période estivale : œnotourisme (« vi » signifie « vin » en catalan), musées, chemins de mémoire, villages perchés… »
Selon cet habitant de Saint-Estève (11600 habitants), près de Perpignan, grâce à une géographie favorable et le réseau ferroviaire existant, les Pyrénées-Orientales offrent un terrain idéal pour repenser les mobilités du quotidien, aussi bien avec des départs cyclables ou pédestres depuis les gares que pour les trajets du quotidien (école, marché, travail, loisirs). « Le département s’organise autour de trois vallées structurantes (Fenouillèdes, Conflent, Vallespir) et de la plaine du Roussillon entre mer (la Côte Vermeille) et montagne, toutes parcourues par une ligne de chemin de fer, respectivement celles du Train Rouge, du Train Jaune, la ligne Verte (si elle était réaffectée) et la ligne Bleue. Cette configuration crée un maillage ferroviaire cohérent, lisible et immédiatement mobilisable pour repenser les mobilités », explique ce fervent partisan du train, qui plaide aussi pour que les voitures soient modulables afin de permettre aux passagers d’embarquer avec leur vélo.
En novembre dernier, Henri Duch a établi plusieurs contacts auxquels il a présenté Trains de VI(ES). Avec Laurent Gauze, président de la chambre de commerce et d’industrie Pyrénées-Orientales, il a eu « un échange passionnant sur la revalorisation des voies ferrées du département. J’ai aussi eu le soutien de Patrick Lecrocq, maire de Villefranche-de-Conflent, commune où je me rends quotidiennement pour mon travail. Et je vais contacter le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes, qui est traversé par la ligne du Train Jaune. » Son projet est présenté sur l’appli https://trainsdevies66pyreneesorientales.netlify.app/







