Fin 2025, le Caennais Dorian Louvet a troqué sa tenue de contrôleur SNCF pour le dossard de marathonien dans le but de boucler les sept marathons majeurs de la planète, de Londres à New York, en passant par Sydney. Un défi complètement fou qu’il a brillamment relevé.
Défis réussi pour Dorian Louvet. Le Caennais âgé de 36 ans, contrôleur SNCF depuis 2009, a atteint l’incroyable objectif de boucler les sept marathons majeurs (Tokyo, Boston, Londres, Sydney, Berlin, Chicago et New York) en moins de 2h30 de moyenne, à travers son défi Miles of Discovery. Malgré sa 508ᵉ place au marathon de New York, en 2 h 27 »09, le 2 novembre dernier, le coureur a accompli sa mission avec un temps moyen de 2 h 28. « C’est la fin d’une aventure humaine et sportive incroyable, bouclée à New York avec le marathon le plus mythique du monde et il a tenu toutes ses promesses », témoigne celui qui dit avoir ressenti un mélange d’émotion, de soulagement, d’épuisement et déjà un peu de nostalgie à l’idée que ce projet s’achève. « Je réalise à quel point cette aventure a été une réussite. Et puis, il y a ce record du monde. J’ai tout donné, corps et âme, pour conserver ce chrono. » En général, on fait un marathon majeur par an. Lui les a faits en douze mois.
« Je voulais courir et découvrir le monde »
L’athlétisme l’a attiré dès l’adolescence. Le goût des distances longues est venu plus tard, par un chemin de traverse : le jeu télévisé Koh-Lanta en 2020, soit trente-neuf jours d’aventure, et la sensation, plus forte que la défaite à l’épreuve d’orientation, d’avoir touché ce qu’il était venu chercher. « Moi, je voulais juste courir et découvrir le monde », dit-il. L’année précédente, il est devenu contrôleur à la SNCF. Dans son train, le Caen – Paris, « Dorian de Koh-Lanta » devient une petite star. « C’était dingue, je voyais les passagers regarder en streaming les épisodes de Koh-Lanta pendant que je contrôlais leur billet. »
Les horaires atypiques, la promiscuité des voitures, les conversations impromptues, l’impression d’une famille au travail. Dorian s’y sent à sa place. « La SNCF me faisait voir du monde, elle m’a formé », témoigne-t-il. « Comme on savait que je courais, je travaillais en horaires décalés. »
Pendant quinze ans, il serre des mains, verbalise parfois, plaisante souvent, court dès qu’il peut, et ne démissionne que le 1ᵉʳ octobre 2025, la veille de ses 36 ans, quand sa vie d’athlète-entrepreneur a pris, sans tapage, la première place.
Après la SNCF, le coaching en ligne
Entre deux séances, il fait grandir sa Running Academy, une structure montée il y a un an et demi, passée du coaching artisanal à une équipe de dix-sept entraîneurs, qui accompagnent et plus de 450 athlètes amateurs vers leurs propres défis sportifs.







