RP120

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Description du produit

BELGIQUE / 8,45
PARTIE) :LES Z 7300 ET 7500
/ DIJON – CHALINDREY/
LA MODERNISATION DES Z 20500 (1
PARTIE)
/ LA GARE DE STRASBOURG REMODELÉE/
LE TRAM DE STRASBOURG
/ LES CHEMINS DE FER DE MADAGASCAR (1
PARTIE)

SUISSE / 12,60 FS

ESPAGNE / 8,45


n° 120
OCTOBRE 2007
En poster
La CC 72029
Réf. 228 728
Prix franco
23

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11, rue de Milan, 75440 Paris cedex 09.
Par fax au 01 49 70 01 77 ou tél. au 01 49 70 12 57.
(en indiquant votre numéro de carte bancaire)
En vente à la boutique
Nouveauté
2008
Depuis des années, l’ART nous
Format : 400 x 300 mm.
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a rentrée appartient déjà au passé, les récentes vacances ne sont plus que lointains souvenirs, et pourtant la photo de «une» du
RailPas-
de ce mois d’octobre aura peut-être brièvement replongé quelques-uns d’entre vous dans la quiétude si particulière d’un été
girondin…
G
G
rand amoureux des ambiances PO-Midi sublimées, côté installations de traction électrique, par les fameuses «ogives» héritées de cette
dernière compagnie, Léonard Michel était l’homme de la situation pour partir chasser, cet été, les automotrices Z 2 «continu» dans leur
environnement Sud-Ouest le plus académique. On connaît l’indéniable talent photographique de Léonard, mais aujourd’hui sa tâche n’aura pas
été aisée, tant les Z 2, sur cette région, apparaissent, bien malheureusement, de plus en plus taguées…
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etour un quart de siècle en arrière. «Tout train, tout terrain», ainsi titrait
automotrices Z 2. Un matériel alors révolutionnaire jusque dans son esthétique extérieure, avec ses faces frontales en rupture totale avec
homo ferrovipathus
connaissait… Comme chef du département Constructions à la direction du Matériel, Gérard Coget était alors
en charge du projet. Ce grand Monsieur du chemin de fer, un peu oublié des médias, reste pourtant l’un des artisans majeurs de cette fantas-
tique évolution des matériels roulants de la SNCF qui aura vécu son apogée dans l’avènement du TGV…
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évolutionnaire, la Z 2 l’était par toutes ses composantes sauf… la chaîne de traction. Mais comme bizarre peut parfois se révéler l’histoire!
À une époque où les dernières locomotives (BB15000, 7200, 22200), les dernières automotrices de banlieue (Z6400) et le tout premier
train à grande vitesse (TGV-PSE) avaient déjà tous adopté l’électronique de puissance grâce à l’utilisation nouvelle du thyristor dans la partie
électrique des engins moteurs, la Z 2 créait une vraie surprise en reconduisant la solution classique de l’électromécanique avec arbre à cames,
contacteurs et autres rhéostats. Une solution dont on connaissait pourtant la moindre fiabilité et le coût supérieur de maintenance alors que
chacun s’extasiait devant les taux d’incident au kilomètre, incroyablement faibles, des BB15000 à thyristors… Mais l’acheteur, toujours soucieux
du rapport qualité-prix, aurait finalement décidé de ne pas céder au constructeur et à sa «gourmandise» alors jugée excessive…
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ette livraison de
RailPassion
inclut la première partie d’une étude consacrée aux Z 2, sous la plume toujours documentée de Bernard Col-
lardey. Il s’agit, en premier lieu, des Z7300, qui, sitôt sorties de construction, investirent le dépôt de Bordeaux-Saint-Jean, à l’aurore de la
décennie80. Elles venaient y remplacer les antiques automotrices vertes Z4100 ex-PO à faces lisses ou rivetées des années 30 conçues pour la
banlieue de Paris-Sud-Ouest, où elles régnèrent en maître (leur domination à peine écornée par les Z5100 «inox» sur les missions les plus
nobles), jusqu’à l’arrivée des Z5300 dans les années60, qui allaient les reléguer à des tâches omnibus en province…
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es formes si joliment proportionnées d’une Z4100 se profilant sous les ogives Midi devaient constituer un bien aimable spectacle devant
lequel Léonard et son objectif ne seraient pas du tout restés insensibles. D’autant que de
sur les trains, en ces temps innocents, il n’y
avait point! Reconnaissons toutefois qu’entre le confort d’une Z 2 et celui d’un Z4100 il n’y a vraiment pas photo. Monsieur Coget, avec votre
équipe vous aviez encore conçu un superbe matériel…
OCTOBRE 2007
RAIL PASSION N° 120
ÉDITORIAL
ÉDITORIAL
3
Tout train, tout terrain
Le numéro121de «Rail Passion» paraîtra le 26 octobre 2007
PHILIPPE HÉRISSÉ
Photo de couverture:
En nouvelle livrée TER, les Z 7346 et 7339, au TER 867753 Bordeaux – Irun, à Lamothe, en Gironde, sous les ogives Midi (22 juillet 2007).
Prise de vue:
Léonard Michel.
RAIL PASSION N° 120
OCTOBRE 2007
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se poursuivent
Arrivée le lundi 9 juillet au soir,
une composition courte:
Corail B11tu et la B5uxh.
Le mardi 10 juillet, la rame
le mercredi 11 et le jeudi 12
stations Antarès (route de Tours)
15,4km de l’itinéraire est interve-
nue le 21 février 2006, alors que le
jour, le 23 février 2007. La premiè-
part, le 20 août dernier. Entre-
réceptionnait ses futures pension-
naires, qu’Alstom devrait avoir fini
Pour l’anecdote, les 23 rames du
Tramway du Mans reçoivent, au
avec des événements liés à l’his-
du nom de l’un des pères de l’au-
tomobile (à vapeur!), ou la 16
Wilbur-Wright-Hunaudières,
hommage à cet Américain, pion-
1908, sur l’hippodrome des Hu-
Désir,
Tout un symbole, qui traduit l’im-
patience de la population mancel-
tramway.
Pontlieue – Espal, qui desservira le
une forte concentration de popu-
lation, entrera à son tour en servi-
Martin-de-Pontlieue, se sera
«multimodale», grâce à des amé-
nagements permettant une coha-
bitation harmonieuse des TGV,
TER, tramways, cars départemen-
Le Mans: le tram arrive en novembre
’assemblée régionale de Bour-
juin 2007, pour l’aménagement de
la voie ferrée Centre-Europe – At-
lantique (VFCEA), lors de l’adop-
tion du schéma régional des infra-
une large majorité, malgré l’oppo-
sition du FN. La continuité de l’ali-
2007-2013, la saturation du nœud
fret que pour les TGV et l’absence
VFCEA et promouvoir sa réalisa-
l’électrification de Chagny – Ne-
vers. Vue de Bourgogne, l’instau-
permettrait d’améliorer les perfor-
Nevers ou des futurs Dijon – Tours
international performant. Moyen-
et Bourges par les TGV Lyon –
la Méditerranée des TGV amorcés
à Strasbourg ou Zurich– dans
LGV Rhin – Rhône – et le détour-
nement des TGV vers Paris ou au-
ce projet nécessite l’aménage-
ment des sections Angers – Tours,
gabarit B +de l’itinéraire afin
développement figurant au SRIT,
dont l’amélioration de l’accessibi-
lité internationale de la Bour-
gogne et le renforcement des re-
La Bourgogne pour la voie ferrée Centre-Europe – Atlantique
D.Richer
S.Meillasson
B5uxh Bourgogne lors des essais
dans la région d’Ambérieu.
Actualité Brèves
Retour au dépôt des Hunaudières de la rame 7 du Tramway du Mans après une marche de formation des conducteurs
(juillet 2007).
2812, 2836, 2883, ont effective-
81500, dont neuf exemplaires
2885, 2889, 2907 et 2913, utilisés
à une journée avec tournées Li-
Uzerche. Les vendredis, un se-
cond engin est engagé avec cour-
se vers Poitiers, alors que les di-
manches ils circulent sur Poitiers –
Angoulême. Jusqu’à la fin de l’an-
née, à considérer désormais com-
me date butoir, où le parc des 12
AGC bimodes devrait être au com-
plet, grâce à la réception en oc-
tobre des B 81647/81648, 81649/
81650, 81651/81652, les X 2800
d’indisponibilité des autres maté-
de km parcourus depuis sa livrai-
B. C.
OCTOBRE 2007
RAIL PASSION N° 120
B.Collardey
n 1984-1985, La Poste a ré-
de TGV Sud-Est spécialement
courrier et de colis. Pour les opé-
Poste rachète puis fait transfor-
923001 à 923007, et les re-
morques de 912301 à 982304. En
quotidien des trois rames qui as-
surent le service entre Paris-Cha-
951 à 953. Ce numéro, en bleu, est
manœuvres des coques de protec-
Lorsqu’une demi-rame est chan-
Le marquage des TGV postaux
de la BB 22313 (à ne pas con-
fondre avec la BB 22214, qui, elle,
n’a reçu que la livrée «en voya-
ge…»). Aujourd’hui, on peut re-
censer 10 BB 22200 dotées de
la «réver», et repeintes dans la li-
vrée «en voyage…», dont les nu-
méros suivent: BB 22264, 266,
269; BB 22307, 308, 309, 313,
314, 394, 395. À noter que toutes
appartiennent au dépôt de Cham-
béry. Elles ont été transformées
par l’AOM (atelier Oullins-Ma-
chines). Pour former des RCR
Déjà 10 BB 22200 réversibles
Roulement peau de chagrin
pour les X 2800 de Limoges
Le 24 juillet dernier, le train Corail n° 4213 a demandé le
secours sur la commune du Louverot (Jura) par suite d’un non-
réarmement du disjoncteur sur la BB 126149 R. C’est le 4215,
remorqué par la BB 22335 et qui suivait à 1heure15 d’écart,
qui lui est finalement venu en aide. Ainsi, un convoi composé
de la BB 26000 et de ses sept voitures puis de la BB 22200,
intercalée, et de ses sept voitures
(photo)
a rallié, à 30km/h, la
gare de Lons-le-Saunier, où la rame en panne a été garée sur
les voies de débord. Une locomotive de type BB 26000 est venue
la rechercher, depuis Ambérieu, pour l’acheminer jusqu’à
Lyon-Part-Dieu.
B. Girardot
La BB 22307 en tête d’un TER à Chamousset (30 décembre 2006).
X 2800 limougeaud à Bellac (22 juillet 206).
Numéros bleus de désignation des
rames sur les trappes des motrices.
R. Daugeron
M.Carémantrant
B.Girardot
Actualité Brèves
RAIL PASSION N° 120
OCTOBRE 2007
TGV HSBC
Depuis août 2007, la banque
sa campagne «être ouvert sur
différences de points de vue» sur
les flancs du TGV. Les motrices
des rames 288, 501, 503, 504,
novembre dernier, la SNCF a
collectivités par le biais du parrai-
La première manifestation de cet-
30 juin 2007 avec le double bap-
tême de la BB 437039, qui porte
4 juillet, sur la BB 36013, qui a
d’ici fin 2007: Lons-le-Saunier et
Ci-dessus de haut en bas: la rame
505 sur la LGV Est et la rame 503
en gare de Paris-Est (août 2007).
Bourgogne a voté la moderni-
quatre tricaisses et trois quadri-
d’environ 10 millions d’euros (HT),
nouvelle ambiance intérieure (co-
climatisation intégrale et une nou-
Pas-de-Calais et Paca, le BDx offre
trois places UFR (usagers en fau-
teuil roulant), avec couloir partiel-
mi-vie, les modernisations de-
vraient s’achever en 2009 et s’ef-
première rame traitée a été la n°3
repartie le 23 août 2007; la der-
nière prévue est la 12, quadricais-
se, déjà rénovée selon les précé-
P. Staehlé
La Bourgogne modernise
S.Lucas
M.Lavertu
Photos C.Richard
C.Masse
Des travaux
préparatoires ont eu lieu
cet été dans le cadre de
la mise à double voie et
de l’électrification de la
ligne Valence – Moirans.
Ici, un train de travaux
en gare de Tullins
bientôt remplacé
Parrainages nouvelle formule
La BB 37039 et son double blason au
dépôt de Thionville (29 juin 2007).
Situé sur l’artère Paris – Le Havre, il
est emprunté, en sus, par le cou-
Long de 184m, du type pont-cage
à treillis supérieur, avec trois tra-
vées en fer puddlé, il laisse appa-
et Cimolai, les travaux de rempla-
d’un ouvrage neuf à structure mix-
40km/h, pour le trafic à compter
Paris du tablier primitif. Le ripage
2008, sous couvert d’une intercep-
B. C.
La construction du tablier du nouveau
pont en aval de l’ancien (17 août 2007).
B.Collardey
P.Staehlé
Vues intérieure et extérieure d’une
RRR modernisée Bourgogne.
OCTOBRE 2007
RAIL PASSION N° 120
9
e secteur du transport ferro-
commandes et projets d’acquisi-
Mentionnons d’abord l’homologa-
pause estivale. L’EPSF (Établisse-
des matériels suivants:
la BB 460000 Alstom-Vossloh de
Fret SNCF. Le sésame a été reçu le
20 juillet et le premier train com-
d’unités étaient réceptionnées;
la G 2000-3 Vossloh en versions
France – Belgique et France – Alle-
juillet;
NA2, destinés à l’autoroute ferro-
qui devait entrer en service le 10
de mise en exploitation commer-
ensemble de 10 wagons: huit in-
SNCF, Veolia et Euro Cargo Rail. La
qu’elle utilise entre Anvers Schijn-
poort et Rotterdam Pernis pour ti-
Vénissieux. Les machines sont ho-
mologuées Belgique et Pays-Bas.
Veolia en attend, nous ne dispo-
sons pas, à l’heure où nous met-
tons sous presse, du détail de cet-
a 20 en commande (les 10 pre-
mières sont en cours de récep-
tion): 10 aptes France – Belgique
et 10 France – Allemagne. En li-
pour évoluer aux Pays-Bas. Circu-
des objectifs de l’opérateur, après
gne – Pays-Bas et Belgique – Pays-
essais complémentaires sont né-
une soixantaine de Class 66 euro-
péennes (France, Belgique et Alle-
et adaptés pour la France. La pre-
mière devrait être visible sur le ré-
Traxx multisystèmes de Bombar-
Traxx AC 1 actuellement loués à
pour:
tranche ferme et 70 en option),
de 1100kW minimum, aptes à
100km/h et autorisées à circuler,
Pays-Bas, au Luxembourg, en Alle-
magne, en Suisse et en Italie;
de ligne (45 fermes et 35 en op-
tion), de 2000kW minimum,
aptes à 120km/h et autorisées à
aux Pays-Bas d’une part, et en
Belgique, aux Pays-Bas et en Alle-
magne d’autre part;
thermiques de 2000kW mini-
mum, avec prestation de mainte-
nance, aptes à circuler en Bel-
gique et aux Pays-Bas.
Matériel: les opérateurs
fret font leur marché
Une BB 66700 supplémentaire à l’EMM
de Perrigny
Pour les manœuvres sur le site de Gevrey, il est fait usage de BB 63500
et 66700, ces dernières œuvrant notamment à la butte de
débranchement. L’EMM de Perrigny possédant déjà trois exemplaires
de cette série (BB 66705, 66711, 66723), un quatrième est venu
s’y ajouter. Il s’agit de la BB 66718, provenant de Lens. Jusqu’à
Corps. Comme les autres BB 66700, elle est équipée de l’attelage BSI,
Arrivée en juillet à Perrigny, après avoir subi une RG aux ateliers de
Quatre-Mares, elle porte la livrée fret et est dotée de la climatisation,
manœuvres les utilisant. La BB 66718 est issue de la transformation,
en juin 1989, de la BB 66173, mise en service en 1963.
La BB 66718 à l’annexe traction de Gevrey (11 août 2007).
G2000-3 SNCF à Anvers, d’où elle assure des trains pour Rotterdam (août 2007).
20 locomotives G 2000 ont été commandées par Euro Cargo Rail.
L.Charlier
O.Fischer
S.Assez
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12
mais aussi siège du Parle-
patrie de la «Marseillaise», ville
ouverte sur l’Allemagne, à l’his-
culturel exceptionnel. Sa splen-
rose des Vosges, avec sa haute
flèche ciselée de 142m, ses
quartiers pittoresques de la Petite
sance, ses musées, sa place Klé-
magique pour les touristes fran-
Pourtant, Strasbourg,
qu’ayant de longue date contri-
TGV, aura dû attendre 30 ans
avant d’être relié à Paris par ce
années 70, des essais en plaine
d’Alsace, puis, avec les ateliers
de Bischheim, le centre répara-
par TGV
en septembre2004, puis a mis
rames Réseau Lacroix par avance
sur certaines courses Paris –
Téoz, sans changement d’horai-
Mais, cette fois, le grand jour
fiers. Depuis le 10 juin, ils dispo-
sent du TGV le plus rapide de
croisière de 320km/h, avec une
desserte irréprochable, non seu-
lement avec Paris, mais égale-
sud-ouest de la France, l’Alle-
Pour la gare de Strasbourg,
événement a constitué un tour-
chemins. En préalable, elle a pro-
fondément modernisé les instal-
voyageurs d’une verrière monu-
mentale rehaussant son archi-
Pour assurer dignement le futur
service TGV
circulant sur l’étoile de la capitale
Actualité France
La gare de Strasbourg remodelée
par le TGV Est-Européen
Pour se préparer à l’arrivée du TGV, effective depuis le 10juin dernier, la gare
de Strasbourg a procédé à une série de changements en profondeur qui ont concerné tout
à la fois son bâtiment voyageurs, son plan de voies, ses abords et ses accès ferroviaires,
modernisés et reconfigurés.Quant à la grille de desserte des TER circulant sur
son étoile, elle a été notablement renforcée et repositionnée en fonction des horaires
du nouveau TGV. Une métamorphose qui s’imposait pour accueillir les rames à grande
vitesse les plus rapides de l’Hexagone.
AR
B
ERNARD
C
OLLARDEY
Un aperçu de
l’immense hall de verre
qui «enveloppe»
l’ancien BV sur 120m
de long.Cette bulle
permet de disposer de
2000m
supplémen-
taires de surface au sol.
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Sainte-Aurélie, a été mis en ser-
vice le 6novembre 2006. Les
poste 2 a disparu du décor, car il
à l’arri-
vée des TGV, la réutilisation du
plateau pair de Strasbourg-Neu-
sept voies de 400m, dont une
des toitures, et équipé d’une ma-
chine à laver, il servira au garage
des TGV en nocturne, avec main-
tenance légère, et, le jour, à celle
des compositions TER en dégage-
Tous ces équipements,
opération-
nels bien avant le 10juin 2007,
La veille, 11 TGV spéciaux
l’inauguration du TGV Est,
quelque 5000 invités d’horizons
variés —depuis des hommes
politiques et des autorités aussi
bien régionales que municipales
jusqu’à l’état-major de la SNCF,
celui de RFF, en passant par les
à titre de curiosité promotion-
nelle, un tronçon de la rame TGV
POS 4415 (à savoir la motrice du
laboratoire). Environ 130000
depuis Kehl.
Le 9juin,
de la radiale Paris – Nancy –
regroupait:
Orient-Express
Paris
Vienne étant, eux, suppri-
més de Paris à Strasbourg;
un train de nuit (1511/1512).
avec les TGV Stuttgart.
Une véritable révolution horaire
a eu lieu, le dimanche10, avec
le sacre commercial du TGV Est-
donnant, les jours ouvrablesde
base, une grille étoffée compre-
nant 16 fréquences Paris –
2heures 18, au lieu de 3heures
55, dont l’une tracée par Nancy,
Les vendredis,
et dimanches, il descend à 11 et
un désenclavement de l’Alsace
par rapport au reste de l’Hexa-
gares parisiennes. Les six liai-
nouvelles de Lorraine-TGV et
Champagne-Ardenne-TGV selon
l’articulation suivante:
au mieux en 3heures 18, avec
Haute-Picardie-TGV, Arras,
Douai pour l’une;
Marne-la-Vallée-TGV et Massy-
TGV, à raison d’une pour Rennes,
en 5heures 17
LeMans,
Actualité France
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RAIL PASSION N° 120
17
plus sept terminus Mommenheim;
Haguenau, 36, avec cadence-
Niederbronn-les-Bains, 11 vers
Wissembourg;
Sarreguemines, 11, dont six sur
Sarrebruck;
terminus Herrlisheim;
à l’heure, aux 30 min en pointe;
Molsheim, 46, dont six termi-
quatre à Barr, 12 à Sélestat.
Avec un tel ballet de circula-
total de 470), plus les évolutions
désormais un graphique d’occu-
d’autant que les TGV sont reçus
pour Paris, ou des voies 2, 3, 4, 5,
Lyon. Si les voies 31, 32, 33,
vers les Vosges (Molsheim,
9. Pour éviter des stationnements
parasites, la méthode de la dia-
depuis plusieurs années, notam-
origine à la station de Krimme-
rau-Meinau, sur la branche Kehl,
des TER de et vers Sarregue-
garer à Port-du-Rhin.
Hausbergen sur Kehl et Mul-
house, qui empruntent systéma-
eux peuvent être tracés néan-
un TGV Paris – Bâle sera pro-
longé Zurich et un Strasbourg
à Munich. Les travaux de troi-
d’autre d’Erstein doivent per-
mettre, à l’horizon 2009, l’inten-
Rhône, les TGV remplaceront les
ramené à 3heures 15, contre
5heures aujourd’hui. Des liai-
la LN 6, en 2014, où Strasbourg
Paris, la desserte franco-fran-
(1) La réversibilité des TER 200 avec
va réduire les évolutions.
UM d’X 76500 Alsace reçus sur la voie 32 de la gare de Strasbourg, côté nord (3 août 2007).
Venant de Paris, le TGV 2443 avec la rame 553, sur la voie 1 de la ligne 1, à l’entrée nord de Strasbourg (3 août 2007).
Photos B.Collardey
RAIL PASSION N° 120
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18
(établissement de mainte-
le vieux dépôt alsacien se sou-
viendra de l’arrivée du TGV Est.
Ses effectifs ont été effective-
ment saignés à blanc par la muta-
tion des trois quarts des locomo-
1971. Ces engins de vitesse, qui
ont fait la gloire de l’établisse-
ment, avaient eux-mêmes rem-
s’étaient substituées à la cavale-
rie vapeur, qui avait écrit de
belles pages de l’histoire mouve-
1956, avec les Pacific ex-AL 231
B 300, 231 G, K, ex-Sud-Est et
Mountain 241 A.
express sur Paris – Mulhouse
dédiés à l’acti-
bifréquence BB 420200, le dé-
régionales TER. À ce titre, l’arri-
vée récente des nouvelles géné-
parc laissé en jachères 31 ans
la diversité des séries ayant sé-
journé au dépôt depuis la natio-
La relation charnelle qu’entre-
axes Paris – Reims – Charleville,
Paris – Metz – Luxembourg et
Paris – Nancy – Strasbourg,
Actualité France
Deux rames Réseau à Strasbourg:
l’une vient de Paris; l’autre, voie 1,
est au départ pour Lille
(3août 2007).
Batterie d’X 73500 et
76500 Alsace sur le gril
Strasbourg (3 août 2007).
La vague TGV fait tanguer
le dépôt de Strasbourg
L’avènement du TGV Est-Européen, en signant l’arrêt de mort
de nombreux trains classiques, a vidé l’établissement
strasbourgeois d’une partie de sa cavalerie électrique.
Mais cette saignée est compensée par le renforcement du parc
d’autorails lié au développement des dessertes TER en Alsace.
AR
B
ERNARD
C
OLLARDEY
OCTOBRE 2007
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Luxembourg – Bâle, a cessé bru-
talement le 9 juin dernier, avec
l’avènement du TGV Est-Euro-
(215012-014, 022, 027, 030-
TRN Paris – Luxembourg et de
certains Paris – Strasbourg en
TGV Réseau. Devenus excéden-
alsacien ont suivi le même che-
min après le 10 juin, avec redis-
cas des:
515001, 515040, 515041,
515046, TER Alsace, passées à
TER Picardie (1);
515002 (2), 515007, TER
Alsace, transférées à TER Cham-
pagne-Ardenne;
115003, 115047-115049,
115060, 115063, pour TER Picar-
die (515003, 515047-515049,
515060, 515063);
115004, devenue 515004,
pour TER Champagne-Ardenne;
115009, 115035, 115036,
115042-115045, 115050,
115061, 115062, 115064,
115065, basculées à CIC
(215009, 215035, 215036,
215042-215045, 215050,
215061, 215062, 215064,
215064);
215024, cédée à TER Cham-
pagne-Ardenne (515024);
515037-515039, demeurant à
Par contre, les 215026,
215028, 215029, 215051,
215053, n’ont pas changé
laisse subsister à Strasbourg que:
10 machines au compte de
VFE: 115005, 115008, 515016-
515021, 516023, 515025, équi-
imposé par les CFL;
TER Alsace: 115010, 115056,
115058, 115059 (devenues
515010, 515056, 515058,
515059).
Ces machines suivent un roule-
Vauban
nuit 261/260 Paris – Strasbourg,
4330/31, 4238/39, de Nancy à
Luxembourg, 4238/39, 4330/31,
de Nancy à Chalindrey, 4298/99,
4396/97, de Strasbourg à Bel-
Pour la fin de l’année,
mutées à Dijon (526140-
526153), préalablement rendues
assurant les courses de Stras-
bourg, Nancy, Metz et Luxem-
de l’établissement, le parc élec-
aujourd’hui de 13 BB 516500
(516663, 516667, 516671,
516672, 516680, 516712,
516736, 516740, 516748,
516749, 516753, 516758,
516768), employées en réver-
Strasbourg – Saverne – Sarre-
(1) TER Picardie a par ailleurs récupéré la 215012, déjà basée à Achères (515012).
(2) Fin juillet, la 515002 a dépassé le cap des 10 millions de km. Première de la série,
elle rejoint ainsi la CC 6528 et des BB 9200.
(3) Toutefois, la mutation à Achères de la 215035 a été retardée, tout comme pour
les 215028 et 215045, actuellement à l’EIMM (établissement industriel de mainte-
nance du matériel) directeur d’Oullins pour application réversibilité, automate et
climatisation, modifications qui dureront jusqu’en 2008.
(4) Ainsi que les trains 27041/27042
Venice-Simplon-Orient-Express
de Paris à Bâle
Strasbourg les jeudis.
Photos B.Collardey
Groupe de BB 63500 et
67400 sur le gril du
dépôt de Strasbourg
OCTOBRE 2007
RAIL PASSION N° 120
21
Strasbourg, vers Obernai, Kehl,
Haguenau, Wissembourg, Rœ-
schwoog, Lauterbourg, Ludwig-
shafen (DB);
et de Colmar à Neuf-Brisach;
Blainville, vers Épinal, Do-
celles-Cheniménil, Pont-Saint-
Vincent, Xeuilley, Woippy;
Woippy – Dillingen, les
semaine, de Dillingen à Creutz-
Toujours dans la gamme ther-
de 11 BB 63500, dont trois
occupées aux manœuvres voya-
geurs (164061, 164062,
terminales fret (463607,
463651, 463718, 463728,
463919, 463956, 463966,
463973). Pour les manœuvres
aux 466702, 466706-466708,
466717, 466730.
Un bataillon de 46 locotrac-
dédiés au fret (Y 7100,
l’éventail de la cavalerie ther-
mique de l’EMT.
Les mois prochains,
11 AGC X 76500, dont un com-
mandé par l’Alsace, 10 par la
Depuis le 10 juin écoulé,
conducteurs autorisés TGV de
l’EMT de Strasbourg vont à Paris,
Francfort, de Strasbourg à Stutt-
gart et CFF de Bâle à Zurich. Les
électrique à Nancy, Metz,
thermique à Sarrebruck, Wis-
sembourg, Lauterbourg, Ludwig-
2001
2002
2007
2001
2002
2007
Évolution du parc des autorails de Strasbourg
Dietrich 1000
Dietrich 42100/42600
1941
1951
1961
2001
2002
2007
BB 461000 de Vossloh (au fond) à l’annexe traction de Hausbergen (31 juil. 2007).
X 73500, BB461000, BB 567400 et 126000…: une gamme de matériels variés au dépôt de Strasbourg (5 août 2007).
Photos B.Collardey
OCTOBRE 2007
RAIL PASSION N° 119
23
la ligne A à Homme-de-Fer. À
le Wacken puis dessert successi-
À partir de République, la C em-
prunte l’avenue de la Marseillai-
depuis lequel elle rejoint son ter-
minus provisoire du Rond-Point-
des commerces. L’avant-projet
Le 4juillet 1998 est inaugurée la
ABB; cette rame fait partie
(neuf modules) et 10 exemplaires
Le 31août 1998
partiel sur la ligne A entre Ro-
tonde et la nouvelle station d’É-
toile-Polygone, l’ancienne sta-
1999 est mis en service le nou-
trams des lignes B et C. Le 4 sep-
avalise une série de décisions im-
être prolongée de l’Elsau à Ost-
C de Esplanade à Neuhof (termi-
rue du Landsberg, ave-
nue Jean-Jaurès et rue de Ri-
beauvillé, avec création d’un nou-
ligne D d’Étoile-Polygone à Ave-
Kehl
le pont du Rhin) en em-
E et la création de la ligne E re-
Dans une zone verte très soignée, une rame Eurotram longue s’approche d’Elsau (13 août 2007).
Aménagement intérieur d’une rame Citadis.
P.Bombois
RAIL PASSION N° 120
OCTOBRE 2007
24
la ligne A jusqu’à Étoile-Poly-
gone, la ligne C, rejointe à la nou-
ligne B de République au Wac-
ken, où s’embranchera une nou-
stations (dont Parlement-Euro-
du réseau, une commande de 41
d’Alstom et ces rames seront
la déclaration d’utilité pu-
blique (DUP) qui avalisait les pro-
suite au recours de plusieurs as-
sociations; ce contretemps est
les chantiers préliminaires (dévia-
de voiries) sont déjà bien enta-
juin 2005 dans un contexte mo-
levées. L’avant des rames res-
clôturée le 13 juillet 2005; en
tribunal administratif de Nancy,
Actualité France
1960-1990: du « tout-autobus » au retour du tram
mai 1960, avec le transfert de la ligne 4/14, marque pour
Strasbourg la période du « tout-autobus », qui aboutira, ici comme
ailleurs, à la désaffection du public à l’égard des transports en
commun et à la congestion du centre par une marée automobile
grossissante. Une quinzaine d’années de pratique du système
conduira à cette situation d’asphyxie. C’est alors, que, début 1975,
M. Cavaillé, secrétaire d’État aux Transports, adresse à huit villes
de France, dont Strasbourg, un courrier pour leur proposer «
d’entreprendre des études légères en vue de déterminer un réseau
primaire de desserte susceptible de donner lieu à une consultation
ultérieure auprès de groupements industriels». Les arguments
développés dans le courrier sont explicitement en faveur du «
tramway moderne», jugé moins coûteux en investissements que
certains autres modes. Connaissant le contexte de l’époque et les
conséquences de cette démarche il n’est pas exagéré de qualifier
M. Cavaillé de visionnaire, puisque, parmi les huit villes contactées,
quatre ont actuellement un réseau de tramways en service
(Bordeaux, Grenoble, Rouen et Strasbourg) et trois ont un réseau
en cours de construction ou à l’état de projet avancé (Nice, Toulon
et Toulouse). Nantes, non contacté au départ, s’est, à sa demande,
rajouté aux huit villes initiales et, a posteriori, cela n’est
pas étonnant puisque c’est dans cette ville qu’ont été étrennés
les tramways français standards construits par Alsthom et fruit
du concours Cavaillé. Un an après l’initiative du secrétaire d’État aux
Transports, il convient de retourner à Strasbourg pour y constater
une délibération en date du 17décembre 1976 du conseil de la
Communauté urbaine (CUS) en faveur de la mise en place d’un
TCSP (transport en commun en site propre). Le terme de TCSP était
très usité à une époque où l’on n’osait pas parler de tramway tant le
terme véhiculait une image dépassée, mais, à Strasbourg, ce terme
masquait un tout autre projet puisque, par délibération du 26juin
1987, la CUS optait pour la mise en place d’un métro sous la forme
du VAL, le parcours souterrain ayant pour but de ne pas contrarier
la circulation automobile; il s’agissait d’un projet à minima vu
l’ampleur de l’investissement. À cette date, Nantes avait ouvert son
réseau de trams en 1985 alors que Grenoble s’apprêtait à ouvrir
le sien (3août 1987) et ces deux réalisations ont découlé de la
définition du tramway français standard sous l’impulsion de M.
Cavaillé, cette définition ayant débouché sur un appel d’offres suite
auquel Alsthom avait été retenu. À Strasbourg, depuis la première
délibération de 1976, on constate que beaucoup de temps a été
perdu, ce temps ayant connu des affrontements entre partisans du
VAL et partisans du tram et ce, bien entendu, jusqu’aux élections
municipales de mars 1989, à l’issue desquelles ce sont les partisans
du tram, sous l’égide de Catherine Trautmann, qui l’ont emporté.
Désormais, l’objectif étant mûrement tracé, on ne perdra pas de
temps et les travaux pour établir une première ligne de tramway,
la ligne A, interviendront début 1991. Cette ligne de 12,6 km devait
relier le quartier de Hautepierre à Illkirch-Graffenstaden en
desservant 23 stations dont une souterraine, celle de la gare
centrale. Dans un premier temps, l’opposition du maire d’Illkirch
a limité la ligne à la station Baggersee soit 9,8 km. En juin 1990,
un appel d’offres avait été lancé auprès de sept constructeurs de
tramways et la firme ABB avait été retenue en raison de son produit
à plancher bas intégral; 26 rames à trois caisses ont été
commandées et livrées de mai 1994 à mars 1995.
Intervention en fosse et sur passerelle (août 2007).
Rames Eurotram et Citadis côte à côte au dépôt de la Kibitzenau (août 2007).
Photos: J.Collin
OCTOBRE 2007
RAIL PASSION N° 119
25
réagi, les travaux ont pu alors re-
ont mobilisé le potentiel de plu-
a conduit les chantiers des nou-
velles sections en démarrant si-
extrémités. L’ensemble des tra-
C’est au cours du second se-
mestre 2007
vont commencer à être substan-
25 août sera une date importan-
prolongement de la ligne C de-
et Neuhof, celui de la ligne D de-
puis Étoile-Polygone jusqu’à
Wacken en attendant de re-
Robertsau, au mois de no-
le tour de la section Elsau – Ost-
prolongement jusqu’à Lingol-
sheim-Tiergaertel. L’aspect du
réseau se trouve ainsi profondé-
passe de deux stations de cor-
respondances, établies à Hom-
Étoile-Polygone et Wacken, opé-
des pôles d’attraction impor-
et de la danse, le complexe ciné-
la science «le Vaisseau», les
Le parc et sa gestion
Le parc de tramways comprend actuellement 94 rames. La CTS (1)
dispose de trois dépôts. Celui de Cronenbourg, qui s’étend sur
8,5 ha, abrite le siège social, le PC circulation, est titulaire de 27
trams (et par ailleurs 100 bus), attachés aux lignes A et D; celui de
l’Elsau, qui s’étend sur 3,8 ha, est titulaire de 27 trams (et 90 bus)
attachés à la ligne B et celui de la Kibitzenau, qui s’étend sur 8,1 ha,
est titulaire de 40 trams (et 125 bus) attachés aux lignes C et E.
Chaque dépôt assure l’intégralité de la maintenance du matériel
dont il est titulaire et les trois ateliers disposent de voies sur fosse,
de passerelles pour interventions en toiture, de vérins de levage
et d’un tour en fosse pour reprofilage des roues; ils disposent
par ailleurs d’une voie d’essais après révision ou réparation, celle
de la Kibitzenau se développant en boucle sur 600 m.
Type
Nombre Nombre Numéros
de caissesd’exemplairesdes livraisons
série3
1001 à 26
série3
1031 à 40
série4
1051 à 67
2001 à 41
Un Citadis sur la ligne C à République, dont le quai à g. vient d’être désaffecté, la station devenant un point de convergence des lignes B, C et E (13 août 2007).
P.Bombois
RAIL PASSION N° 120
OCTOBRE 2007
30
signalisation rétablie, la circula-
Gaz- Chambéry, a pu reprendre,
40km/h, sur voie 1 le 16, avec
passage du TER 882301 Lyon –
Chambéry, et le 17 sur voie 2,
avec le 5709 Paris – Saint-Ger-
Dans les semaines à venir,
pour y être découpé. Restera à réa-
tout en préservant l’environne-
Actualité France
De haut en bas, et de g. à d. (13 août 2007):
le nouveau tablier à deux voies, vu vers Culoz; détail des appuis
provisoires, côté amont; détail des chemins de roulement du
tablier neuf; le premier train de ballast en cours de
déchargement, voie 2; l’ancien tablier est ripé sur les appuis
provisoires (vue depuis l’extrémité du pont côté Modane).
(3) Quatre rames, chacune de 2230t,
ont été nécessaires, car, le pont étant
plus haut que l’ancien, le profil des
voies a dû être modifié de part et
d’autre, avec légère rampe.
Infographie: V.Morell/Rail Passion d’après un document SNCF/RFF
OCTOBRE 2007
RAIL PASSION N° 120
33
en fonction de l’approvisionne-
travaux importants se dérou-
même fournisseur.
Une fois le chantier bien avancé,
été récupérés du côté de Tulle.
L’opération terminée, la restitu-
Tulle.
le milieu ferroviaire. Pour plu-
de trains de fret circulent habi-
un cas isolé; d’autre part, les
près de 30 ans!
L’aventure auvergnate
la-Tour et Chagny.
les 68500 assure-
autour de Châlons-en-Cham-
pagne, de Chalindrey, de Dijon,
A1A-A1A 68081:
la dernière «Sulzer»
La 68081, la dernière 68000 à
moteur Sulzer, roule toujours, titu-
laire de missions atypiques telles
que l’acheminement d’un TGV entre
Romilly et Hausbergen, le 4 juin
2007, de la rame d’essai «réver-
Corail V 200» de Chalindrey à
Romilly, le 19 juin 2007 ou de la voi-
ture Mauzin, sur les VUTR (voies
uniques à trafic restreint) du sud de
la région Champagne-Ardenne.
Ainsi, le 4 juillet, la ligne Bricon
à Veuxhaulles (ancienne ligne de
Chaumont à Châtillon-sur-Seine) a
été le théâtre d’une circulation peu
courante: un convoi composé de
l’A1A-A1A 68081, de la BB 63596,
d’une voiture Mauzin, de la BB
63617 (unique BB 63500 en livrée
jaune Infra) et, pour finir, de l’A1A-
A1A 68527, facilitant ainsi la réver-
sibilité du convoi. En règle généra-
le, ce type de contrôle a lieu une
fois par an sur cette catégorie de
G. P.
La 68081, acheminant un TGVLacroix en cours de rénovation entre Romilly et Hausbergen, passe à Chaudenay (4 juin 2007).
Quittant Chalindrey, la rame d’essai « réver-Corail V 200 », avec la 68081, va rejoindre Romilly (19 juin 2007).
Passant à Châteauvillain, sur la ligne Bricon – Veuxhaulles, un curieux convoi comportant notamment, outre la 68081, la voiture Mauzin (4 juillet 2007).
Le retour des engins en marche spéciale, ici à Perrigny (18 juillet 2007).
L.Montré
RAIL PASSION N° 120
OCTOBRE 2007
34
’Autriche, petit pays d’Euro-
Son réseau ferré actuel, com-
portant 5650km de lignes dont
59% électrifiés, a été, lors de sa
construction, fortement influen-
Passau à Bratislava. La moitié
tchèque, est moyennement ac-
cidentée. Par contre, au sud, les
Pas étonnant, dans ces condi-
tions,
que plusieurs grands itiné-
tortueux et pentus, fréquem-
des ÖBB a déjà fortement amé-
Brenner, de l’Arlberg, des Tauern
et du Tarvis, mais il reste encore
le pays est un carrefour euro-
péen d’échanges majeur, en forte
des pays d’Europe centrale, long-
connaître l’enveloppe des inves-
tissements consacrés aux infra-
période 2007-2012. Son mon-
tant, 9,9milliards d’euros est
colossal, 6,4 devant être dépen-
sés jusqu’à la fin 2010.
travaux à démarrer. C’est en par-
ticulier le cas de la Koralmbahn,
devant être terminée pour 2018,
ligne nouvelle au sud-est desti-
pour améliorer l’itinéraire inter-
Autriche: grands travaux
sur le réseau ÖBB
Afin de fluidifier le trafic sur leur réseau, à la confluence de l’Europe de l’Ouest et de l’Est,
les Chemins de fer autrichiens ont lancé un ambitieux programme de travaux, dont
certains sont déjà en cours. Parmi les plus spectaculaires, la création d’une ligne dans
le sud, entre Klagenfurt et Graz, le percement du tunnel du Semmering au sud de Vienne
et la construction d’une nouvelle gare centrale dans la capitale.
EXTEDE
B
ERNARD
C
OLLARDEY
Près de Heiming, la
1016.034, en livrée
Railjet, avec un EC
Graz – Bregenz, sur
de l’Arlberg
(14 juillet 2007).
A.Datko
RAIL PASSION N° 120
OCTOBRE2007
38
aillon méridional de l’artère transver-
tronçon antérieur Toul – Chalindrey a déjà
Rail Passion
n°89),
76km, accueille également, en surimpres-
Dijon depuis Paris et le nord de la France par
façade méditerranéenne. Avec le développe-
projet de route roulante Luxembourg – Le Bou-
lou-Perthus, qui a pris forme en juillet.
section sud de Dijon – Is-sur-Tille (32km),
le 28octobre 1872. De son côté, celle de
l’Est met en service Is-sur-Tille – Vaux-sous-
Aubigny, le 18mai 1874, puis, le 16juillet
1877, Vaux – Chalindrey, gare déjà desservie
depuis 1858 par la radiale Paris – Mulhouse
et origine d’une ligne secondaire vers Gray.
Merrey, Neufchâteau, Toul,
n’intervient qu’en 1881 et s’achève en 1889.
contrée rurale de bois et de prairies. À Ville-
la Saône, alimenté par un réservoir domi-
entre Occey et Selongey. Après Is-sur-Tille,
Bourgogne, avec gare locale dans les quar-
tiers est à Porte-Neuve. Pour atteindre la
Belfort aux bifurcations de Longvic. Relati-
contre, un profil très haché, avec une suc-
cession de dents de scie en 10 ‰. Elle ne se
l’Est l’imitant pour son parcours depuis Cha-
lindrey, gare peu à peu équipée d’un raccor-
dement direct vers Mulhouse et Toul, d’un
dépôt de locomotives et d’un faisceau d’es-
1882, puis vers Gray, en 1888, est agrandie
avec petit triage et annexes tractions abri-
Perrigny est réalisé soit par les bifurcations à
niveau de Longvic, soit par le raccordement
L’artère joue un rôle considérable
le premier conflit mondial pour acheminer,
des offensives de l’Argonne et de Verdun.
En 1919, l’armée américaine établit, à Is-
approvisionnements, avec hangars de stoc-
Étude de ligne
PAR BERNARD COLLARDEY
Dijon – Chalindrey,
un axe de transit lourd entre
Bourgogne et Champagne
Née sous le double parrainage du PLM et de la Compagnie de l’Est, cette ligne de 76km
joue un rôle important dans le trafic de marchandises Nord – Sud. Le récent démarrage
de la route roulante Luxembourg – Le Boulou, dont elle constitue l’un des maillons,
devrait conforter cette vocation d’artère de transit à dominante fret.
S.Assez
La 36011, avec l’une
de ses sœurs en véhicule,
arrive au faisceau de
Perrigny en tête d’une
rame de minerai en
provenance de Dunkerque
Chalindrey
(12 janvier 2007).
RAIL PASSION N° 120
OCTOBRE 2007
40
en septembre1939, l’artère est mise à rude
du matériel vers la frontière franco-alleman-
militaires de tous types: unités constituées,
ravitaillement, munitions, subsistances, car-
burant, matériaux, permissionnaires et sani-
le trafic commercial, avec réduction des liai-
Le 14mai 1940,
la SNCF suspend la circu-
l’invasion éclair, qui déclenche l’exode
quelques semaines avant un retour à la nor-
male. Placé en zone occupée, l’axe Chalin-
drey – Dijon est désormais contrôlé étroite-
gérer les gros transports de la Wehrmacht.
Au service d’été 1941,
trois express fré-
quentent la ligne, un Lille – Dijon, un Nancy-
Dijon et un Metz – Tours. Les déplacements
et du même schéma entre Dijon et Is. À l’au-
tomne 1943, alors que les actions de sabo-
Le trafic commercial, réduit de façon dras-
assurer. Dans le prolongement du débarque-
Les bombardements sur le nœud de Perrigny,
les 6juillet et 11août, et sur celui de Chalin-
drey, la nuit du 12 au 13juillet, où le dépôt
sont également endommagés: le viaduc de
Pour couronner le tout, les Allemands en
le 5septembre 1944. Les destructions au
En janvier1945,
marche qu’un TA direct Dijon – Is et deux
À l’été, deux trains interrégionaux sont réin-
Lille – Dijon, tandis que deux omnibus fonc-
Peu à peu, le trafic marchandises reprend de
la vigueur. À l’été 1946, l’express YT/TY
d’été EV/VE Metz – Dijon – Moulins – Vichy.
En octobre1948, la trame omnibus s’est
enrichie de deux TA Dijon – Langres, deux
Langres – Vaux-sous-Aubigny. Côté Sud-Est,
Après réparation du viaduc d’Oisilly, endom-
Gray, un autorail direct Dijon – Vesoul par
L’été suivant,
deux trains périodiques appa-
EV/VE Metz et Strasbourg – Dijon – Cler-
mont-Ferrand. En permanence circule égale-
La ligne est alors fréquentée par des 231 B de
Reims, 230 K de Chaumont, 241 A, D et 231
D, G de Dijon, 141 P de Chalindrey, qui se
chargent des voyageurs. Pour les trafics RA et
RO, il est fait appel aux 141 R de Blainville,
Metz-Frescaty, Châlons, Chalindrey, Dijon,
et les 141 P de Chalindrey. Des autorails
1951, des voitures Metz – Vintimille. L’express
Metz – Tours, résurgence des anciens
Étude de ligne
DIJON-CHALINDREY, UN AXE DE TRANSIT LOURD ENTRE BOURGOGNE ET CHAMPAGNE
Retour sur le passé ! De gauche à droite, les gares de Villegusien, Prauthoy…,
Le train ZP 1583 quitte Chalindrey (22 août 1958).
G.-F. Fénino/Doc.
RAIL PASSION N° 120
OCTOBRE 2007
42
(repris par celui de Pagny-sur-Moselle en
janvier2007) et de Dijon pour le 1,5kV.
Elle met en jeu des locomotives bicourant
BB 25100 et 25500, ce qui améliore les
charges admises ainsi que les temps de par-
cours, mais entraîne le naufrage de la trac-
tion vapeur, qui s’essoufflait sur les bosses du
profil. Par la suite, des diesels de ligne A1A-
A1A 68000, 68500, BB 69000, CC 70000,
basées à Chalindrey, seront amenées égale-
ment à descendre à Perrigny et à Gevrey.
survenues sur l’itinéraire Paris – Dijon ont
Troyes,
Chalindrey. Dans le même ordre d’idées,
plusieurs trains de fret du Nord et de la cou-
Troyes,
Chalindrey, Dijon.
La vogue des TAC
Étude de ligne
DIJON-CHALINDREY, UN AXE DE TRANSIT LOURD ENTRE BOURGOGNE ET CHAMPAGNE
L’impressionnante bifurcation de Chalindrey.La ligne partant vers la gauche est celle de Bâle.
Vue aérienne du dépôt de Chalindrey (1972). Celui-ci s’inscrit dans la concavité de la courbe suivie par la ligne de Dijon.
Photos R.Henrard/Doc.
OCTOBRE 2007
RAIL PASSION N° 120
43
et Metz sur Narbonne, d’Amsterdam et Düs-
et porte-autos séparées. Pour le service d’été
sont transformés en RGP, tandis qu’un TA
l’aller, avec le rapide 10 et le
retour. Dans un sillon semblable aux ND/DN
et Francfort – Metz – Port Bou. La fermeture
au service voyageurs, le 3mars 1969, des
Gray condamne le TA Vesoul – Dijon.
En 1971,
concerne notamment l’ultime omnibus Cha-
haltes du Pailly, de Heuilley-Cotton, Villegu-
sien, Prauthoy, Vaux-sous-Aubigny, Occey et
Selongey. Par contre, l’express Reims – Dijon
la SNCF, la ligne Chalindrey – Dijon est par-
Jusqu’alors limité au plus à 120km/h,
de Chalindrey à Vaux-sous-Aubigny, à 140 de
Vaux au Km 355,6, à 130 du Km 355,6 à Is,
à 135 d’Is à Dijon-Porte-Neuve, puis vers Perri-
gny, suite à action sur la géométrie de la voie.
Lors du plateau d’hiver,
Paris-Est – Briançon circule en fin de semaine
de Chalindrey à Perrigny. Pendant les super-
pointes de février, d’autres convois supplé-
mentaires de Paris, du Nord, de la Belgique
Une 22200 pour Dijon juste avant le saut-de-mouton de Chalindrey (automne 2003).
S.Rebillard
Infographie: V.Morell/Rail Passion
Infographie: V.Morell/Rail Passion
avec les grosses diesels A1A-A1A 68000,
68500, prototypes BB 66500 (66900), BB 69000,
puis CC 70000, qui s’incrustent, non sans
mécomptes, ébranlant le socle de la vapeur.
L’année suivante, celle-ci est condamnée par
l’extension de l’électrification de Neufchâteau à
Chalindrey en juin, suivie du parcours
Chalindrey – Dijon en décembre. Chassées vers
Chaumont ou radiées, les 150 P, 141 P, doivent
libérer les lieux, les 140 C trouvant asile dans
d’autres dépôts Est. Seules quelques 130 B
résistent quelque temps pour la desserte
de l’étoile de Gray. Avec la réception des
25 BB 25100 bicourant, suivies, en 1968,
par des 25150, qui étendent leur rayon d’action
jusqu’à Thionville, Strasbourg, Ambérieu et
Sibelin, l’établissement, devenu polyvalent,
prestige qui lui vaut de recevoir ensuite un
parterre d’engins thermiques variés, comme
les BB 66000 en 1966, BB 66400 en 1968,
Les CC 72000 ont tôt fait de devenir la série
reine de l’établissement (voir
Rail Passion
n° 104), s’appropriant de belles tournées
voyageurs. Elles sont aidées, à compter de
1978, par des BB 67400 qui rejoignent
Strasbourg en 1996. Entre-temps, des 67000
ont été employées en 1991-1992, pour les
travaux de la LGV Nord. Tandis que les 72000
du fret quittent Chalindrey pour Nevers,
celles de l’activité Grandes Lignes sont
remotorisées, en 2003-2004, en 72100.
Des 63500 mutées de Dijon prennent asile
à ce moment, alors que les 68000 achèvent
leur carrière.
Le nombre des 66400 connaît une forte
hausse, série elle aussi en cours de
remotorisation en 469400.
juin 2007, l’inventaire de l’EMT
(établissement de maintenance et traction)
porte sur:

CC 572100;

17 668500;

35 BB 466400, cinq 566400;

58 BB 469400;

12 BB 463500;

Pour finir, un mot d’histoire sur le petit dépôt
est d’Is-sur-Tille, qui a compté, entre les deux
guerres, des machines des séries 230 A, 140
B, 040 D, 141 TA, 151 TA. Sa suppression est
intervenue peu après la création de la SNCF.
… quelques années plus tard, sur le même site, l’A1A-A1A68506 et la CC72023 (novembre 1975).
À g., le dépôt de Chalindrey côté électrique, avec BB 12000 et 25100 (29 avril 1971).À d., une 25100 du dépôt avec des BB 12000 de passage.
Au dépôt de Chalindrey, des locs 141 P et 150 P sous la distribution de charbon…;
OCTOBRE 2007
RAIL PASSION N° 120
45
G.Laforgerie/Doc.
J.-L. Poggi/Doc.
J.-P. Geai/Doc.
G.Laforgerie/Doc.
RAIL PASSION N° 120
OCTOBRE 2007
46
minérales de Vittel et Contrexéville se déve-
Gevrey. Localement, des silos remettent des
Selongey, Is-sur-Tille et Saint-Julien-Clénay.
S’y ajoutent ceux en provenance de l’antenne
Pour l’automne 1977,
Dijon-
Tourcoing – Dijon est limité au parcours
TGV Paris-Sud-Est, le schéma des trains
interrégionaux est remanié à deux reprises:
en mai1982, les trains 1551/5158 com-
directes Metz et Reims – Nice/Toulouse;
en septembre suivant, les 1553/5153 ont
Nice/Perpignan.
Pour 1985, les BB 22200
prennent en compte
laissant les BB 25100, 25150, s’occuper des
échanges fret (messageries et marchan-
dises). Pour l’été, le TA Metz – Dijon – Cler-
mont-Ferrand est assuré avec des ETG. Il dis-
paraît définitivement en septembre1986.
trafic sur la transversale Lorraine – Bour-
gogne, évinçant les BB 25100/25150. Pour
éviter un échange traction à Chalindrey, les
diesel CC 72000. La ligne affluente de Cha-
juin 1991 puis déposée. Celle de Châ-
À l’été 2001,
TGV Méditerranée, l’un des deux TRN Metz –
un TGV, l’autre étant limité à Lyon. Il subsiste
alors deux Metz – Lyon, un Metz – Port Bou
les nuits des dimanches aux lundis de Mar-
Arrivée en gare de Dijon-Ville du train 839811 en provenance de Reims, derrière la CC 72178 (20 octobre 2006).
La BB 422277, de Marseille, avec rames Corail et Corail Plus, à Prauthoy (12 mai 2001).
Un TRN Reims – Dijon quitte Chalindrey avec, à titre exceptionnel, une 72000 de l’activité Fret (27 mars
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OCTOBRE 2007
RAIL PASSION N° 120
51
partie): les Z 7300 et Z 7500
OCTOBRE 2007
RAIL PASSION N° 120
53
L’industrialisation des éléments Z 2
entre:
la caisse et les équipements électriques;
la société ANF Industrie, pour les bogies;
L’élément, avec attelage automatique
long de 50,20m, se présente sous forme de deux caisses
motrice, de 64t, héberge une cabine de conduite, un lo-
cal bagages de 5m
, acceptant une charge de 1500kg,
classe fumeurs et non-fu-
toilettes. La remorque associée, d’une masse de 40t,
non-fumeurs, un WC et une cabine de conduite d’extré-
Z 7300, 9600 et 11500. Pour la version express (Z 7500,
9500), le nombre total de voyageurs reste fixé à 151,
119 en 2
L’agencement intérieur,
avec portes vitrées de sépara-
tion et disposition à quatre places de front, a été parti-
l’éclairage, la ventilation et la sonorisation. L’emmarche-
ment des portes d’accès, louvoyantes à un vantail, blo-
tous les types de quais de 0,38 à 0,90m.
Z 7100, les Z 2 ont bénéficié d’une décoration extérieure
vermillon sur les fronts de caisse et portes et le gris mé-
de 30% aux Z 7100, plafon-
nant à 130km/h, confère aux Z 2 des accélérations re-
marquables de 0,50m/s
étant de 0,8m/s
la Z 7301 joue les vedettes
1980, au Salon du train à Lyon-Brotteaux, à Montpellier,
puis à la station RATP du RER A de Châtelet-Les Halles,
où se tenait Transport-Expo du 15 au 19 avril. De là, elle
Le Mans – Chartres en atteignant allégrement 160km/h,
À Perpignan, Z 4900, ex-Z 23031, datant de 1912-1913, fonctionnant sous monophasé 12kV.
Z 5300 à Dourdan: leur arrivée accélérera le déclassement d’anciennes séries en régions.
Z 7100 à Lyon-Mouche: elles ont commencé à améliorer les dessertes régionales (août 1960).
J.-P. Demoy/Doc.
Breton/Doc.
OCTOBRE 2007
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55
jusqu’au Verdon et à La Pointe-de-Grave. Outre le rem-
placement progressif des Z 4100, leur immersion en
Aquitaine faisait décroître l’emploi des matériels ther-
miques comme les X 2400, RGP 2 X 2700 et X 3800.
Courant août, la Z 7307
en toiture sous un capot d’un genre différent. Pour cela,
elle parcourt les rampes de 40 ‰ du Transpyrénéen
service de septembre 1981, leur rayon d’action s’ampli-
Poitiers, Châtellerault, sur l’ensemble de la transversale
sud vers Montauban, ainsi que de Toulouse à Cahors et à
Ax-les-Thermes sur la voie unique de l’Ariège. Cette fois,
les Z 4100 toulousaines sont à leur tour touchées par la
d’autant que les marches ont pu être rectifiées pour pro-
fiter de leur vélocité. Des gains de temps sont alors enre-
gistrés, allant de 10 min sur Bordeaux – Arcachon, 20 min
sur Toulouse – Cahors et Ax-les-Thermes, à 30 voire
40 min sur Bordeaux – Montauban, Bordeaux – Poitiers.
Par avenant du 22 avril 1980
express, d’une masse de 106t et avec agencement inté-
et 119 de 2
les Z 7336-7350, 7501-7515, et De Dietrich à Reichshof-
la Beauce et du Perche.
Circulant sous ogives
TER 97294 Hendaye –
Bayonne, quitte
Saint-Jean-de-Luz
B.Collardey
Infographie: V.Morell/Rail Passion
Infographie: V.Morell/Rail Passion
OCTOBRE 2007
RAIL PASSION N° 120
59
14 à Tours-Saint-Pierre (Z 7348-7350, 7353-7356,
7358-7363, 7373);
en matière de liai-
Irun/Tarbes, Toulouse – Port Bou
éléments bordelais, des tournées omnibus Limoges – Bri-
ve, Orléans – Étampes, pour ceux de Tours.
fidèles aux courses sur le Languedoc avec pointes à Car-
Valence. De là, elles montent jusqu’à Dijon, Sens, Genève,
Chambéry. En cas d’incidents graves ou travaux pro-
moyenne 10000km par mois, leur zone d’influence a
peu varié. L’important parc bordelais, composé de 63 en-
l’intégralité des radiales Orléans – Irun, Orléans – Toulou-
Toulouse à Carcassonne, la transversale pyrénéenne de
Toulouse à Montréjeau, de Dax et Bayonne à Tarbes, les
antennes du Verdon, d’Arcachon, Saint-Jean-Pied-de-
Port, Oloron et de Latour-de-Carol. Le parc marseillais
Arles, Nîmes, Narbonne, Tou-
louse, Perpignan, Villefranche-Vernet-les-Bains, et sur
Les Z 7500, un peu plus actives,
12000km mensuellement, avec des tournées express
les Z 2 assurent des parcours de peti-
Marseille (351km) ou Béziers – Neussargues (277km).
500km en remplaçant le 74 «
du matin» bloqué
la Z 7318 couplée à la Z 7333 à Limoges ont gagné Paris
en 3heures à 160km/h, avec un minimum de retard.
L’électrification tardive en 1,5kV de la section berri-
ajouté à leur tableau de chasse une tournée Toulouse –
Luchon et, un an avant, un demi-tour express en extrê-
me soirée d’Orléans à Paris-Austerlitz. Ce sera le seul
exemple, toutes catégories, où une Z 2 fréquentera assi-
Dans un décor typique-
ment Midi, sur la ligne
Bordeaux – Facture, la
Z 7356 à Marcheprime
(29 septembre 1996).
A.Dupire
OCTOBRE 2007
RAIL PASSION N° 120
63
pointes à Port Bou et Villefranche-Vernet, dans la vallée
en Languedoc-Roussillon jusqu’à Port Bou, Toulouse,
cette situation va évoluer car l’en-
recentre uniquement sur les TER Rhône-Alpes. Peu à peu,
de petits express en TER a pour effet de gommer la no-
Pour le service d’été 2001,
les Z 7504, 7508, 7514, sont
de retour à Marseille. Elles sont léguées à la région Lan-
Z 7300 a été réparti, en 2002, entre les régions utilisa-
éléments, la dotation de Bordeaux, composée de 48 en-
gins, a été répartie entre les régionsà hauteur de:
26 à l’Aquitaine, Z 7301-7304, 7309, 7311-7313, 7315,
7316, 7319, 7320, 7322, 7323, 7325, 7326, 7328, 7329,
7336, 7337, 7339, 7341, 7342, 7344-7346;
quatre à Poitou-Charentes, Z 7308, 7318, 7331, 7338;
l’Aquitaine fin 2006;
15 à Midi-Pyrénées, Z 7305-7307, 7310, 7314, 7317,
7321, 7324, 7327, 7330, 7333, 7340, 7343, et les
97381 et 97382.
une autre région, l’Aquitaine, a opté, à
son tour, pour une rénovation légère des éléments, visant
Arborant extérieurement la livrée TER, la Z 7337 est sor-
février 2002, les 25 autres ont été traitées à raison d’un
par mois jusqu’en 2004 en partage avec l’EIMM (établis-
sement industriel de maintenance du matériel) de Ne-
À Ponsas, un jumelage
de Z 7500 longe le
Rhône pour rejoindre
Valence
La carrière des Z 7500
Z 75012/6/1982 Marseille
Z 750228/6/1982 Marseille
Z 750327/7/1982 Marseille
Z 750427/7/1982 Marseille
Vénissieux 1/9/1998, Marseille 10/6/2001.
Z 750527/7/1982 Marseille
Z 750610/8/1982 Marseille
Z 750712/10/1982 Marseille
Z 750812/10/1982 Marseille
Vénissieux 1/9/1998, Marseille 10/6/2001.
Z 750926/11/1982 Marseille
Z 751029/12/1982 Marseille
Z 7511
Z 751220/1/1983 Marseille
Z 751329/9/1983 Marseille
Z 75148/12/1983 Marseille
Vénissieux 1/9/1998, Marseille 10/6/2001.
Z 75152/1/1984 Marseille
P.Mancini
OCTOBRE 2007
RAIL PASSION N° 120
65
Dans le même temps,
qualité est venu faire de l’ombre aux Z 7300 dans le qua-
drilatère Atlantique. Il s’agit des Z TER 21500, aptes à
200km/h, acquises conjointement, en 2003-2004, par
les trois régions voisines: Centre, Poitou-Charentes et
été confiées, comme Tours – Orléans, Orléans – Bourges,
Orléans – Limoges, Tours – Poitiers, Bordeaux – Irun et
Bordeaux – Pau – Tarbes.
Centre, vient de débuter. Elle touche trois dotations ré-
gionales, dont le bain de jouvence doit être réalisé jus-
qu’en 2009, à savoir:
les Z 7300/7500 Languedoc-Roussillon, avec traite-
ment:
– par l’EIMM de Nevers de la Z 7371 depuis juin, suivie
7370;
2007, puis des Z 7364, 7368, 7372, 97383, 7504, 7514,
en 2008-2009;
7324;
Z 7513 ce printemps, les Z 7510, 7512, devant être prises
de la région Poitou-Charentes et celui
être visés par une modernisation, pour laquelle des trac-
matériels dernier cri, comme les Z 21500, 24500, 27500,
3 100 000 km pour les Z 7300, 3 400 000 km pour les
à 10, est satisfaisant. Le cycle des visites opérées par les
EMT (établissements de maintenance et traction) gé-
rants est de:
Ci-dessus de haut
en bas:
Pau – Oloron-Sainte-
Marie, en évolution
sur le viaduc
(23 novembre 2006);
Z 7300 et d’une Z 7500
quitte Marseille-Saint-
Charles pour
(10 avril 2000).
A.Dupire
B.Collardey
RAIL PASSION N° 120
OCTOBRE 2007
66
Engins moteurs
LES Z 2, UNE FAMILLE D’AUTOMOTRICES (1
PARTIE): LES Z 7300 ET LES Z 7500 À 1,5KV
216 000 km avec tolérance de 15% entre deux GVG
(grandes visites générales);
108000km +15% pour une VG (visite générale) in-
tercalée;
36000km +15% pour une VL (visite limitée) entre
expo-
comme le montage de l’AU (asservissement à l’urgence),
de l’ATF (asservissement traction-freinage), du KVB
Pierre-des-Corps, et par ceux de l’industrie privée à Ba-
Les engins de Tours-Saint-Pierre,
dont 12 sont en rou-
lement, tournent avec une moyenne de 7300km par
mois. Ils se rendent à Châtellerault, Poitiers, Blois, Or-
léans, Vierzon, Bourges, Châteauroux et Limoges. La do-
tation bordelaise est utilisée en pool, sur les liaisons sui-
vantes, sur la base de 9000km par mois: Bordeaux –
Angoulême – Poitiers, Bordeaux – Lesparre -Le Verdon
(Pointe-de-Grave l’été), Bordeaux – Arcachon, Bor-
Irun, Dax – Pau – Tarbes, Bayonne – Pau – Tarbes, Bayon-
ne – Saint-Jean-Pied-de-Port, Pau – Oloron-Sainte-Ma-
rie, Toulouse – Cahors – Brive, Toulouse – Carcassonne,
Toulouse – Foix – Ax-les-Thermes – Latour-de-Carol,
Toulouse – Muret – Montréjeau – Tarbes. Les Z 7300,
7500, de Marseille abattent, elles, environ 8000km par
mois et observent un roulement à 13 journées. Elles cir-
Avignon – Béziers, Narbonne – Perpignan – Cerbère, Nar-
bonne – Toulouse, Perpignan – Villefranche-Vernet-les-
Bains, Béziers – Bédarieux, Béziers – Millau – Saint-Ché-
ly-d’Apcher, Montpellier – Saint-Chély (878969) le
dimanche soir avec retour en matériel vide à Millau, Mil-
lau – Neussargues les vendredis et dimanches soir. Dès
l’ouverture, en principe fin 2007, ou au début 2008, du
dépôt de Nîmes, ces engins y seront mutés depuis Mar-
moyenne 9000km par mois, ont récemment rétrogradé
en prenant en compte les tournées des Z 7100 réfor-
mées. Sur sept lignes de roulement, elles sont spéciali-
elles font un demi-tour Lyon – Valence. Les dimanches et
sont prévus en UM 4. L’introduction des AGC électriques
sur des courses courtes genre Lyon – Vienne, Lyon – Am-
le rendement des diverses séries concernées, les immobi-
lisations en atelier dépassant les 100 jours ouvrables.
Dans de prochains dossiers,
des Z 9500/9600 bicourant, puis des Z 11500 monopha-
sé, autres membres de la confrérie des Z 2. Pour elles,
leur odyssée est plus circonscrite en termes géogra-
des: Z 7313, baptisée à Soulac-sur-Mer, Z 7321, à Les-
parre, Z 7338, à Pessac, Z 7346, à Marmande, Z 7370, à
Monteux, Z 7502, à Châteauneuf-du-Pape, Z 7513, à
Barbentane, Z 7515, à Orange.
Saint-Jean-Pied-
de-Port – Bayonne,
(18 juillet 1983).
M.Carémantrant
RAIL PASSION N° 120
OCTOBRE 2007
68
Engins moteurs
PAR BENJAMIN WEYER
pour la SNCF par le groupement Alsthom-CIMT-ANF In-
dustries, après les Z 5600 (monocourant 1500 V) et Z
t principalement de leurs aî-
nées par une forme de caisse plus anguleuse, des re-
morques plus longues (26,40m au lieu de 24,28m, à
l’exception des rames dites «hybrides»), une chaîne de
traction asynchrone et des aménagements intérieurs re-
La composition type d’une rame «01 A» (indice A pour
«asynchrone») est la suivante: ZBe 20501-ZRBe
201501-ZRABe 202501(-ZRBe 203501)-ZBe 20502. On
Une exception, cependant: la troisième remorque de
construction, n’a pas toujours une numérotation cohé-
(01 A à 42 A), dites du «premier
marché», ont été livrées de 1988 à 1990. Elles sont alors
toutes constituées de deux motrices (ZBe 20501 à
201501 à 201583 et ZRABe 202501 à 202583), avec in-
tercirculation par passerelles. L’aménagement intérieur
des sièges revêtus de tissu gris clair. À leur mise en servi-
ce, 34 de ces rames sont affectées à l’atelier des Jonche-
Les 21 rames suivantes
deuxième marché, et ont été commandées dans l’op-
tique d’assurer la liaison La Verrière – La Défense (ligne
dite SQDF). Pour pouvoir s’inscrire dans les quais courts
du réseau Saint-Lazare, ces rames ont été dotées de re-
donc été construites à cette fin (37 ZRBe: 25727 à
25742 et 25801 à 25821; 21 ZRABe: 35801 à 35821),
anticipation entre 1991 et 1992, ces rames dites «hy-
brides» ont connu une carrière complexe. Après un pas-
elles ont évincé les vénérables Z 5100, 17 unités, dont les
Les Z 20500, une «jeune» série
en cours de modernisation (1
Fin 2006, une vaste opération de modernisation a été lancée sur les automotrices
à deux niveaux «Z 2N» du réseau Transilien, à commencer par les Z 20500, rames
bicourant construites entre 1988 et 1998. Dans la première partie de ce dossier,
que nous leur consacrons, nous revenons sur le parcours, déjà complexe, de ces engins.
Dans un prochain numéro, nous détaillerons les différents aspects, notamment
techniques, de cette rénovation d’envergure.
Page suivante:
à destination
de Persan-Beaumont,
entre Presles-
Courcelles et
Nointel-Mours
(juillet 1999).
Ci-dessous:
en direction du sud,
une Z 20500 franchit
la Marne à Alfortville
(juillet 2007).
P.Mancini
OCTOBRE 2007
RAIL PASSION N° 120
69
R.Chessum
Engins moteurs
LES Z 20500, UNE «JEUNE» SÉRIE EN COURS DE MODERNISATION (1
PARTIE)
déjà. Toutes les rames repassant alors à quatre caisses,
L’entretien des rames de la liaison SQDF
devant être dé-
localisé des Ardoines à l’atelier de Trappes, il a été décidé,
en 2002, pour rationaliser la maintenance, de remplacer
RER C également gérées par Trappes. L’avenir des Z
nord (avril 2002) et Saint-Lazare (décembre 2003). Les
2003, d’une troisième remorque, ex-VB 2N (ZR 25941 à
dérivées (chaudron identique). Ces rames sont donc deve-
nues doublement hybrides! Entre 2008 et 2010, les 12
longues (ZBe 20627 à 20750, ZRBe 201627 à 201749,
ZRABe 202627 à 201749, ZRBe 203627 à 203749). Ces
rames sont destinées à la ligne D du RER, reliant les ban-
fin 1991 et mi-1994, elles ont été réparties entre les
centres de maintenance de Villeneuve (Paris-Sud-Est) puis
des Joncherolles (Paris-Nord). À Villeneuve, ces rames ont
RAIL PASSION N° 120
OCTOBRE 2007
01 A à 03 A, 06 A, 07 A, 13 A à 17 A, 24 A, 25 A, 29 A, 33 A,
4c.
04 A, 11 A, 12 A, 21 A, 26 A à 28 A, 30 A, 35 A
5 c.(1)
05J, 08J à 10J, 18J à 20J, 23J, 31J, 32J, 39J
Deuxième marché
4c.
53 A, 54 A, 57 A, 59 A à 61 A, 63 A
5 c.(3)
43 P à 48 P, 49J, 50J, 51 P
Deuxième marché
5c.
64 V à 109 V
110J à 125J
152 A à 160 A, 170 A à 173 A, 175 A à 178 A, 180 A à 187 A
4c.
141 A à 144 A, 162 A à 165 A, 168 A, 179 A
161 A, 166 A, 167 A, 169 A, 194 A
Troisième marché
126J, 127J, 130J, 131J, 133J à 138J, 145J à 151J
5 c.(1)
5 c.(2)
188J à 193J
caisse issue de la série «deuxième marché» ZRBe 203501 à 203570, ajoutée en 1995.
4) Rames équipées en freinage renforcé: installation de l’assistance électropneumatique, renforcement de la puissance de freinage
mécanique, installation de patins électromagnétiques sur les motrices et d’antienrayeurs sur les remorques.
La Z 20867 à la sortie
du pont de l’Oise, en
direction de Paris-Nord
(janvier 2002).
R.Chessum
OCTOBRE 2007
RAIL PASSION N° 120
75
la ligne D des trois éléments à cinq caisses de Paris-Est, à
À l’horizon 2016,
RER C (46 rames à quatre caisses), et les lignes Transilien
K (Paris – Crépy-en-Valois, 13 rames à quatre caisses) et P
(Paris-Est, 13 rames à quatre ou cinq caisses).
Photos P.Staehlé
Ci-dessus:
déclinaison Nord-Pas-
sur un TER Lille –
Dunkerque
Ci-contre:
cabine de conduite
d’une Z 92050, dépour-
vue d’écrans EAS
(décembre 2001).
À d. de haut en bas:
salle inférieure de
classe d’une
(mai 2004);
niveau supérieur
classe d’une
Cette classe a été
dans la région
Ci-dessous:
vue latérale d’une
Z 92051-62 Nord-Pas-
de-Calais: ici, le rouge
de la livrée
Île-de-France
fait place
Dessin S.Lucas
OCTOBRE 2007
RAIL PASSION N° 120
77
35585
11172226
31182564
Strasbourg23
1812
71193
44322916
Achères
21522574
319
333533
Tours-SP
2419
3512
134
41916
71610
Toulouse
3293111
432
4821
725
Dijon-Perr.
8116
2122133
72629
Avignon
148
926
Engins à moteur thermique (situation au 1
BB 107200
BB 207200
BB 407200
BB 507200
BB 608100
BB 109300
BB 108500
Z 100
Trappes
Tours-Saint-Pierre
Toulouse
292
7625
2014216
429224532
7418
6253
Avignon
161
103
132214
engins acquis par des tiers: Z 97381, Z 97382 Bordeaux (Midi-Pyrénées); Z 97383, Z 97384 Marseille (Languedoc-Roussillon).
Engins électriques à courant continu (situation au 1
Vallorcine
Page précédente
de haut en bas:
de Sotteville
(17 août 2007);
quittant le gril
électrique
de Sotteville
(17 août 2007;
la BB 67539 en gare
de l’Est: cette
machine a troqué
récemment sa livrée
fret pour une livrée
«en voyage…»
et quitté Nevers
pour Longueau
Ci-dessus,
de g. à d.:
UM de TGV Réseau
à Dombasle-sur-
Meurthe
(2 août 2007);
l’ETG 501, spécialisé
aux essais ERTMS,
dans son dépôt d’at-
tache de Sotteville
(17 août 2007);
batterie de ZGC
Z 27500 Haute-Nor-
mandie à Sotteville
Photos B.Collardey
BB 461000
BB 464700 MV
BB469000
BB 466700 MV
BB 667000
A1A-A1A 668500
CC172100
CC272100
CC572100

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