• autorails Renault au Mont-Dore

    rencontre de deux autorails Renault au Mont-Dore en juillet 1959. Assurant une navette pour Laqueuille, l’ADX 2 de la série X 5200, aussi rustique que robuste, voisine avec l’X 4205, aussi stylé que fragile. Le Panoramique va assurer Le Cévenol 2316/LM Le Mont-Dore – Marseille par la ligne des Cévennes. Sur la droite, se dresse un lampadaire au fût cannelé et à la très belle ferronnerie d’origine du PO (L. Pilloux/ Photorail-SNCF©) ;

  • Locomotive Vapeur 1950

    majesteuse entrée en gare du Train des Eaux en juin 1953. La clientèle élégamment vêtue et les cheminots en tenue de travail se mêlent sur le quai, positionnés en tête de train pour la tranche Paris. Certains voyageurs gardent leurs valises avec eux, mais beaucoup les ont enregistrés, la «Marie-Jeanne» est bien chargée ! (E. Brulé/Photorail - SNCF©

  • utorail Renault ADX 2 La Bourboule en juillet 1959

    dans un décor de carte postale ou de calendrier des PTT, un autorail Renault ADX 2 circule dans les environs de La Bourboule en juillet 1959 (Y. Broncard

  • Cévenol Marseille – Vichy Panoramique X 4200

    Le Cévenol Marseille – Vichy, numéroté express ML, comporte une tranche Clermont-Ferrand – Le Mont-Dore circulant en express 2317, dévolue à un Panoramique X 4200. L’arrêt dans la capitale auvergnate ce 21 juin 1959 est mis à profit pour assurer un complément en carburant, directement sur le quai de la gare ! (L. Pilloux/Photorail-SNCF©).

  • autorails Renault au Mont-Dore 1960

    rencontre de deux autorails Renault au Mont-Dore en juillet 1959. Assurant une navette pour Laqueuille, l’ADX 2 de la série X 5200, aussi rustique que robuste, voisine avec l’X 4205, aussi stylé que fragile. Le Panoramique va assurer Le Cévenol 2316/LM Le Mont-Dore – Marseille par la ligne des Cévennes.

  • Therme Contrexéville eau minérale

    un employé de la Société des Eaux charge un wagon à roues à rayon de plusieurs dizaines de caisses en bois contenant la précieuse eau minérale de Contrexéville. Le chariot élévateur Clark montre déjà une certaine mécanisation du travail. Juin 1953. (E. Brulé/Photorail-SNCF©

  • Y 7500  fourgon métallique OCEM type 1932

    Un jour de l’été 1966, l’Y 7531 est prêt à acheminer le rapide 2782 Thermal- Express pour Paris- Austerlitz, jusqu’à Riom. Une unique voiture A8myfi DEVAO et un fourgon métallique OCEM type 1932, tous deux dans une livrée rutilante, attendent les curistes. Cet angle de vue met en évidence la vaste marquise du BV (Y. Broncard) ;

  • Sans titre-11

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  • Sans titre-8

  • Sans titre-2

Les trains des stations thermales Est et Auvergne

27 mars 2017
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Par : Anne Jeantet-Leclerc

Dès la moitié du XIXe siècle en France, les cures thermales attirent une clientèle aisée – aristocratie, grande bourgeoisie – qui part « prendre les eaux » chaque année, utilisant pour cela le chemin de fer qui irrigue progressivement le territoire. Après la Première Guerre mondiale, l’accès aux soins thermaux est élargi, permettant aux villes concernées de prendre leur essor. Les trains directs mis en place par les compagnies ferroviaires offrent un confort et des repas de qualité, tandis que les gares sont dotées d’un style architectural et d’un standing en accord avec les villes desservies. Traction vapeur, puis diesel, puis électrique… Quel que soit le mode de traction utilisé, les « trains des eaux » emmènent année après année leurs passagers au coeur de paysages bucoliques, gages d’un séjour revitalisant, par exemple, dans l’est ou en Auvergne. À découvrir dans ce nouvel ouvrage publié par les Éditions La Vie du Rail.

En France, dès le second Empire, le développement des villes thermales est rapide et important, grâce à la fréquentation d’une clientèle aristocratique et de la grande bourgeoisie. De 1850 à 1870, le nombre des visiteurs des stations thermales triple, passant de 100 000 à 300 000 visiteurs. Un flux qui enrichit les régions et provoque des transformations locales d’aménagement et de modes de vie, auxquelles l’arrivée du chemin de fer n’est évidemment pas étrangère. L’essor des villes d’eaux s’accentuera par la suite, après la Première Guerre mondiale, grâce à une démocratisation de ces soins prodigués dans les villes d’eaux : on boit de l’eau, on s’en asperge, on s’y baigne sur prescription médicale… Les compagnies de chemin de fer vont très tôt s’intéresser à ces voyageurs saisonniers en leur garantissant, pour le voyage qui dure souvent plusieurs heures, des dessertes de qualité et un confort à la hauteur de leurs attentes. Des trains directs au départ de Paris sont assortis d’une restauration raffinée, les gares affichent une architecture et un standing en accord avec les villes desservies.

Les cheminots, qu’ils travaillent à bord des trains ou dans les gares, assurent l’organisation de ce trafic régulier, répété d’une année sur l’autre. Partant de la capitale, les « trains des eaux » emmènent leurs passagers vers des paysages bucoliques. Ces curistes, libérés de leurs contraintes habituelles le temps de leur séjour, ont la garantie d’un séjour bénéfique, effectué au calme, dans un cadre verdoyant et offrant des loisirs distrayants : concerts, opéra, opéracomique, théâtre, casino, golf, tennis, polo… Après la Seconde Guerre mondiale, la toute neuve Sécurité sociale prend en charge des cures thermales : le thermalisme s’ouvre alors au plus grand nombre, une nouvelle clientèle apparaît. La traction vapeur, utilisée dans un premier temps pour faire circuler ces trains, cédera la place au diesel au milieu des années 1960, lui-même étant remplacé plus tard par l’électrique.

Le Train des eaux a circulé jusqu’en 1970, puis les liaisons ferroviaires accélérées et le TGV doté de bonnes correspondances ont permis le développement de nombre de stations thermales. Dans leur nouvel ouvrage intitulé Les Trains des stations thermales, paru aux Editions La Vie du Rail, Paul-Henri Bellot et Didier Leroy décrivent le rôle décisif du chemin de fer dans le développement et la promotion des villes thermales de l’est (Bourbonne-les-Bains, Contrexéville, Vittel, Luxeuil-les-Bains, Plombières-les-Bains, Bainsles- Bains, Martigny-les-Bains, Gérardmer, Bussang) et de l’Auvergne (Châtel-Guyon, Vichy, Volvic, Royat, La Bourboule, Le Mont-Dore, Evaux-les-Bains, Néris-les-Bains). Un livre abondamment illustré, dont nous vous proposons de découvrir les bonnes feuilles.

Cliquez sur la couverture pour commander « Les trains des stations thermales Est et Auvergne« 

Trains des stations thermales



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